Wallenberg Raoul

Publié le par Mémoires de Guerre

Raoul Wallenberg, né le 4 août 1912 près de Stockholm, et dont la date de décès reste incertaine, est un diplomate suédois. 

Wallenberg Raoul
Wallenberg Raoul
Wallenberg Raoul
Wallenberg Raoul

Héritier de l'empire industriel et financier de la famille Wallenberg, il a mené une carrière d'homme d'affaires dans plusieurs pays avant d'être envoyé à Budapest pendant la Seconde Guerre mondiale. Il bénéficiait d'un statut de diplomate, avec pour mission de contribuer à sauver les Juifs de Hongrie. Il utilisa la possibilité de délivrer des passeports temporaires déclarant que leurs possesseurs étaient des citoyens suédois en attente de rapatriement. Il négocia également avec des officiels nazis, comme Adolf Eichmann, afin d'obtenir l'annulation de déportations. Wallenberg sauva ainsi plusieurs dizaines de milliers de Juifs, entre 30 000 et 100 000. Il fut arrêté le 17 janvier 1945 par l'Armée rouge, probablement soupçonné d'être un espion à la solde des États-Unis. Ce qui lui arriva ensuite n'est pas connu. Selon la version officielle des Soviétiques, il serait mort en 1947, d'une crise cardiaque pendant sa captivité, mais des témoins ont affirmé l'avoir vu vivant dans les prisons de Russie ou de Sibérie jusque dans les années 1980. En 2000, le nouveau gouvernement russe a conclu que Wallenberg était effectivement mort en 1947, mais exécuté. Toutefois, en 2001, des enquêteurs suédois indiquaient : « Il n'existe pas de preuve tangible de ce qu'il est advenu de Raoul Wallenberg. »

En raison de son rôle exceptionnel pendant la Shoah, Wallenberg a été reconnu par le Mémorial de Yad Vashem comme Juste parmi les nations. Il a été fait citoyen d'honneur des États-Unis d'Amérique en 1981, distinction que seul Winston Churchill avait reçue avant lui. Raoul Wallenberg a plus tard été fait citoyen d'honneur du Canada, d'Israël et de la Hongrie. Sa mémoire est honorée par de nombreux monuments, rues, parcs, comités et instituts qui portent son nom de par le monde. On ignore où il est enterré. Wallenberg naquit à Kappsta, dans la commune de Lidingö, près de Stockholm. Il était le fils de Raoul Oscar Wallenberg (1888-1912), officier de la marine suédoise, et de Maria « Maj » Sofia Wising (1891-1979). Raoul Oscar Wallenberg mourut d'un cancer trois mois avant la naissance de son fils. En 1918, sa mère se remaria avec Fredrik von Dardel et Raoul eut un demi-frère, Guy von Dardel (1919-2009). Il avait aussi une demi-sœur maternelle, Nina Lagergren, dont la fille, Nane Maria Lagergren, devait épouser Kofi Annan. La mère et le beau-père de Raoul se sont suicidés tous les deux par overdose médicamenteuse à deux jours d'intervalle en 1979 ; Nina Lagergren a attribué leur suicide à leur désespoir de n'avoir jamais retrouvé Raoul.

En 1931, Wallenberg alla aux États-Unis étudier l'architecture à l'Université du Michigan, où il apprit à parler l'anglais, l'allemand et le français. Ses vacances lui servaient à explorer l'Amérique. Bien qu'il appartînt à une famille aisée, il travaillait pendant son temps libre à des petits boulots, y compris une Foire mondiale. Après son diplôme, il n'arriva pas à trouver du travail comme architecte à son retour en Suède. Finalement, son grand-père lui en trouva un au Cap, en Afrique du Sud, dans les bureaux d'une compagnie suédoise qui vendait des matériaux de construction. De 1935 à 1936, il occupa un poste peu important dans une succursale de la Banque de Hollande à Haïfa. Revenu en Suède en 1936 il obtint, avec l'appui de son oncle et parrain, Jacob Wallenberg, un emploi à Stockholm, à la Central European Trading Company, une compagnie d'import-export qui s'occupait de commerce entre Stockholm et l'Europe Centrale ; elle était la propriété d'un Juif hongrois, Kálmán Lauer.

En 1938, la Hongrie du régent Miklós Horthy édicta une série de mesures antisémites qui limitaient pour les Juifs les professions autorisées, réduisaient leur nombre dans les emplois publics et interdisaient les mariages mixtes. Lauer avait de plus en plus de mal à voyager en Hongrie, si bien que Wallenberg devint son homme de confiance. Il apprit rapidement le hongrois et, à partir de 1941, effectua de fréquents voyages à Budapest. Pendant un an, il fut l'un des copropriétaires de la compagnie et son directeur international. En avril et mai 1944, quand leur défaite apparut comme inévitable, les Allemands et leurs complices en Hongrie commencèrent à déporter massivement les Juifs hongrois au rythme de 12 000 par jour, principalement vers Auschwitz. Cette persécution fut bientôt parfaitement connue à l'étranger, à la différence de la Shoah, dont on savait l'existence sans pour autant en mesurer l'étendue exacte. Vers la fin du printemps 1944, George Mantello publia ce qu'on appelle maintenant le rapport Vrba-Wetzler. Churchill, Roosevelt et d'autres travaillèrent alors pour aider Horthy à faire cesser les déportations.

Au printemps 1944, le président Roosevelt envoya à Stockholm Iver Olsen comme représentant officiel du War Refugee Board américain. Celui-ci chercha quelqu'un qui fût à la fois motivé et capable pour se rendre à Budapest et organiser un programme de sauvetage pour les Juifs. Il vit dans Wallenberg l'homme qu'il lui fallait. Le 9 juillet 1944, Wallenberg se rendit à Budapest en tant que premier secrétaire à la légation suédoise de cette ville. Il s'inspira de la méthode utilisée par son compatriote l'espérantiste Valdemar Langlet : celle des sauf-conduits. De concert avec son homologue le diplomate suédois Per Anger, il fit imprimer des « passeports de protection » (en allemand : Schutz-Pass), qui identifiaient les porteurs comme sujets suédois en instance de rapatriement et les empêchaient d'être déportés. Malgré leur absence de valeur juridique, ces documents avaient l'air officiels et ils furent acceptés de façon générale par les autorités allemandes et hongroises, qui quelquefois se laissaient corrompre. La légation suédoise à Budapest réussit également à négocier avec les Allemands pour que les porteurs de ces passeports de protection fussent traités comme des citoyens suédois et dispensés du port obligatoire de l'étoile jaune sur leurs vêtements.

Avec l'argent fourni par le War Refugee Board, Wallenberg loua à Budapest trente-deux bâtiments qu'il déclara extraterritoriaux et protégés par l'immunité diplomatique. La location était financée par des fonds de la légation. Il installa sur leurs portes des plaques telles que « Bibliothèque suédoise » ou « Institut suédois de recherche » et accrocha d'énormes drapeaux suédois sur la façade des locaux pour donner encore plus de crédit à sa ruse. Ces bâtiments finirent par abriter près de 10 000 personnes. Sandor Ardai, l'un des chauffeurs qui travaillaient pour Wallenberg, a raconté ce que ce dernier avait fait quand il a intercepté un convoi de Juifs sur le point de partir pour Auschwitz, gardés par les SS et les Croix fléchées « Il a grimpé sur le toit du train et a commencé à tendre des passeports de protection à travers les portes qui n'avaient pas encore été hermétiquement fermées. Comme il ignorait les ordres des Allemands qui le sommaient de descendre, les Croix fléchées ont commencé à tirer sur lui en lui criant de s'en aller. Il les a ignorées elles aussi, et continué calmement à distribuer des passeports à ceux qui tendaient les mains vers lui. Je crois volontiers que ces Croix fléchées visaient délibérément au-dessus de sa tête, puisque pas un coup ne l'a atteint, autrement ç'aurait été impossible, et je suis persuadé que, si elles l'ont fait, c'est qu'elles étaient vraiment impressionnées par son courage.

Après que Wallenberg eut donné les derniers de ses passeports, il a ordonné à tous ceux qui en avaient un de quitter le train et de se rendre à pied jusqu'à la caravane de voitures qu'il avait garées à proximité et qui portaient toutes les couleurs suédoises. Je ne me souviens pas exactement du nombre, mais dans ce train ce sont plusieurs douzaines de personnes qu'il a sauvées. Les Allemands et les Croix fléchées étaient si abasourdis qu'ils l'ont laissé partir. » Au plus fort du programme, on compte plus de 350 personnes qui ont été impliquées dans le sauvetage des Juifs. La religieuse Sara Salkahazi a été arrêtée alors qu'elle donnait refuge à des femmes juives et a été tuée par les membres du Parti des Croix fléchées. Le vice-consul de Suisse Carl Lutz a lui aussi fait faire des passeports de protection de l'ambassade suisse au printemps 1944 ; et l'homme d'affaires italien Giorgio Perlasca, qui se faisait passer pour le consul d'Espagne, a fabriqué de faux visas.

Wallenberg commença à dormir chaque nuit dans une maison différente pour éviter d'être capturé ou tué par les Croix fléchées ou par les hommes d'Eichmann. Deux jours avant l'occupation de Budapest par les Russes, il négocia à la fois avec Eichmann et avec le général Gerhard Schmidthuber, commandant de l'armée allemande en Hongrie. Wallenberg soudoya Pál Szalai, un membre des Croix fléchées, et ce dernier leur remit une note par laquelle Wallenberg réussit à les persuader d'annuler une marche de la mort destinée à éliminer les Juifs qui restaient à Budapest : il les menaçait de les faire poursuivre pour crimes de guerre dès la victoire des Alliés.Parmi les personnes sauvées par Wallenberg on trouve le biochimiste Lars Ernster, qui était hébergé à l'ambassade suédoise, et Tom Lantos, futur membre de la Chambre des représentants des États-Unis. Tom Lantos, qui était adolescent pendant la Shoah, a pu vivre dans l'une des maisons louées par Wallenberg pour accueillir les Juifs. Tom Lantos fut à l'origine du projet de loi qui fit de Wallenberg un citoyen d'honneur des États-Unis.

L'Armée rouge entra à Budapest le 16 janvier 1945 et, le 17 janvier, on appela Wallenberg au quartier général du maréchal Rodion Malinovski à Debrecen ; on soupçonnait qu'il était un espion au service des États-Unis et que le War Refugee Board était impliqué dans l'espionnage. Les derniers mots que l'on connaisse de Wallenberg sont : « Je dois aller voir Malinovsky... Est-ce comme invité ou comme prisonnier, je ne le sais pas encore. » En 2003, un examen des correspondances soviétiques pendant la guerre a indiqué que c'est peut-être le communiste hongrois Vilmos Böhm qui a dénoncé Wallenberg à Staline comme un individu suspect. Les renseignements sur Wallenberg après son arrestation relèvent surtout de la spéculation, mais de nombreux témoins prétendent l'avoir rencontré pendant son emprisonnement. Wallenberg fut amené par train de Debrecen à Moscou, à travers la Roumanie. Il se peut que les Soviétiques l'aient transféré dans leur capitale en espérant pouvoir l'échanger contre des déserteurs réfugiés en Suède. Le 16 janvier 1945, Vladimir Dekanosov nota aux Suédois que Wallenberg était sous la protection des autorités soviétiques.

Le 21 janvier 1945, il fut transféré à la prison de la Loubianka et enfermé dans la cellule 123 avec comme compagnon de cellule Gustav Richter, attaché de police à l'ambassade allemande en Roumanie. En 1955 Richter a témoigné en Suède que Wallenberg avait été interrogé une fois pendant environ une heure et demie, au début de février 1945. Le 1er mars 1945, Richter fut changé de cellule et ne revit jamais Wallenberg. Le 8 mars 1945, la radio hongroise contrôlée par les Soviétiques annonça que Wallenberg et son chauffeur avaient été assassinés sur la route de Debrecen, en suggérant qu'ils avaient été tués par les Croix fléchées ou par la Gestapo. Le ministre des Affaires étrangères de Suède, Östen Undén, et son ambassadeur en Union soviétique, Staffan Söderblom, crurent à tort qu'ils étaient morts. En avril 1945, W. Averell Harriman, du Département d'État américain, offrit son aide au gouvernement suédois pour rechercher ce qu'il était arrivé à Wallenberg, mais l'offre fut refusée. Söderblom rencontra Molotov et Staline à Moscou le 15 juin 1946. Söderblom, croyant toujours à la mort de Wallenberg, ne parla pas d'un échange contre des déserteurs russes en Suède.

Le 6 février 1957, les Soviétiques ont publié un document daté du 17 juillet 1947 et où on lisait : « Je vous informe que le prisonnier Walenberg que vous connaissez bien, est mort subitement dans sa cellule cette nuit, probablement à la suite d'une crise cardiaque. Conformément aux instructions que vous m'avez données de m'occuper personnellement de Walenberg, je demande l'autorisation de procéder à une autopsie en vue d'établir de la cause du décès... J'ai personnellement informé le ministre et il a été ordonné que le corps fût incinéré sans autopsie. » Le document, signé par Smoltsov, qui dirigeait alors l'infirmerie de la Loubianka, était adressé à Viktor Abakoumov, ministre de la Sécurité de l'État. En 1989, les Soviétiques ont rendu à sa famille des objets personnels appartenant à Wallenberg, notamment son passeport et un porte-cigarettes. Les fonctionnaires soviétiques ont dit avoir trouvé ces objets alors qu'ils rénovaient les étagères dans une pièce de dépôt.

À Moscou, en 2000, Alexandre Nikolaïevitch Iakovlev a fait savoir que Wallenberg avait été exécuté en 1947 à la prison de la Loubianka. Il rapportait ce que Vladimir Krioutchkov, ancien chef de la police secrète soviétique, lui aurait dit de cette exécution au cours d'une conversation privée. Cette déclaration n'expliquait ni la raison pour laquelle Wallenberg avait été tué ni les mensonges du gouvernement. Pavel Soudoplatov a assuré que Raoul Wallenberg avait été empoisonné par Mairanovski, le « médecin de la mort » de Staline. En 2000, le procureur russe Vladimir Ustinov a signé un verdict réhabilitant de façon posthume Wallenberg et son chauffeur Langfelder, en tant que « victimes de la répression politique ». Un certain nombre de dossiers relatifs à Wallenberg ont été remis au grand-rabbin de Russie par le gouvernement russe en septembre 2007. Ils devaient être conservés au musée de la Tolérance qui devait s'ouvrir à Moscou en 2008.

Plusieurs anciens prisonniers ont assuré avoir vu Wallenberg après 1947, que l'on donne comme l'année de sa mort. L'ancien colonel allemand Theodor von Dufving, qui fut prisonnier de guerre, a déclaré nettement qu'il l'aurait croisé en février 1949. Alors qu'il se trouvait dans le camp de transit de Kirov et en route vers Vorkouta, Dufving a rencontré un prisonnier avec un gardien qui lui était spécialement affecté ; il était habillé de vêtements civils. Ce prisonnier a assuré qu'il était un diplomate suédois et qu'il était là « à la suite d'une grave erreur ». Efim (ou Yefim) Moshinsky prétend avoir vu Raoul Wallenberg sur l'île de Wrangel en 1962. Une femme a affirmé qu'elle avait vu Wallenberg dans une prison soviétique au cours des années 1960. Les deux derniers témoins ayant assuré avoir vu Wallenberg ont déclaré indépendamment l'un de l'autre qu'ils avaient la preuve qu'il était dans une prison en novembre 1987. Le mystère de sa disparition s'est trouvé aggravé par l'attitude d'une partie de sa famille : ses deux oncles, Markus et Jakob, refusèrent, par leur silence, toute tentative d'éclaircissement sur son sort. Contacté en 1947 par le Président des États-Unis Harry Truman, Markus Wallenberg ne donna pas suite. Plus tard, lorsque Simon Wiesenthal désira fonder un Comité Wallenberg en France, il se heurta au même silence.

Le professeur Guy von Dardel, physicien connu et retraité du CERN, a consacré de grands efforts pour chercher à savoir ce qu'il était advenu de son demi-frère, Raoul Wallenberg. En 1991 a été créé à son initiative un groupe de travail suédo-russe afin d'inventorier 11 archives militaires et gouvernementales différentes de l'ancienne Union soviétique. Lui-même s'est rendu une cinquantaine de fois en Union soviétique pour des discussions et des recherches et il a examiné les archives de la prison de Vladimir. Suite à la demande de Guy von Dardel et avec l'aide de Denis Sellem, Raoul Wallenberg a été réhabilité en 2001. Au cours des ans, von Dardel a parcouru 50 000 pages d'archives : entrevues, articles de journaux, lettres et autres documents relatifs à ses recherches. De nombreuses personnes, y compris le professeur von Dardel et ses filles Louise et Marie, n'acceptent pas les différentes versions de la mort de Wallenberg et demandent toujours que les archives en Russie, Suède et Hongrie soient ouvertes à des chercheurs indépendants. Aujourd'hui, c'est la nièce de Wallenberg, Louise von Dardel, qui est l'âme de ce travail ; elle consacre une grande partie de son temps à parler de Wallenberg et à faire pression sur différents pays pour qu'ils finissent par donner des renseignements sur son oncle.

Le 7 avril 1953, au petit matin, Miksa Domonkos, l'un des chefs de la communauté juive de Budapest, fut enlevé par des agents de l'ÁVH, la police secrète hongroise. C'était la préparation d'un procès-spectacle à Budapest destiné à prouver que Raoul Wallenberg n'avait pas été emmené en Union soviétique en 1945, mais avait été la victime de sionistes cosmopolites. Pour cette farce judiciaire, on arrêta deux autres dirigeants juifs - László Benedek et Lajos Stöckler – en même temps que deux prétendus « témoins oculaires » - Pál Szalai et Károly Szabó – et on les interrogea sous la torture. Les dernières personnes à avoir rencontré Wallenberg à Budapest étaient Ottó Fleischmann (le médecin-psychologue qui travaillait à la légation), Károly Szabó et Pál Szalai, qui avaient été invités à un dîner à l'ambassade de Suède, rue Gyopár (Gyopár utca), le 12 janvier 1945. C'est le jour suivant, le 13 janvier, que Wallenberg contacta les Russes. En 1953 Ottó Fleischmann quitta la Hongrie et continua d'exercer comme médecin à Vienne. Károly Szabó fut interpellé dans la rue le 8 avril 1953 et arrêté sans la moindre procédure légale. Sa famille n'eut aucune nouvelle de lui tout au long des six mois qui suivirent. Un procès secret fut mené contre lui mais aucun rapport officiel n'en est disponible jusqu'à maintenant. Après six mois d'interrogatoire, les accusés en étaient réduits au désespoir et à l'épuisement.

L'idée que les « assassins de Wallenberg » étaient des « sionistes » de Budapest était soutenue principalement par le dirigeant communiste hongrois Ernő Gerő, comme le montre une note envoyée par lui au Premier secrétaire Mátyás Rákosi. Ce procès-spectacle avait été imaginé à Moscou et faisait suite à la campagne antisioniste de Staline. Après la mort de Staline et de Béria, on cessa les préparatifs pour le procès et on relâcha les personnes arrêtées. Miksa Domonkos passa une semaine à l'hôpital mais mourut bientôt chez lui, en grande partie à cause des mauvais traitements qu'il avait subis.

Publié dans Diplomates

Commenter cet article