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JournalL'Express publié le 14/12/2009 à 16:41 par Tefy Andriamanana

Le magazine Elle a réuni plusieurs femmes ministres pour lancer les Etats généraux de la femme. L'ex-ministre de la santé Simone Veil était également présente.

Veil Simone"Elle, ce n'est pas un magazine de petite bourgeoise planquée, c'est un journal qui s'engage". Des mots prononcés par Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Ville, lors d'une conférence de presse. Avec plusieurs de ses collègues ministres, elle était conviée à un déjeuner autour des futurs Etats généraux de la femme organisés par le magazine féminin. 

Etaient présentes: Valérie Pécresse (Enseignement supérieur), Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Roselyne Bachelot (Santé), Chantal Jouanno (Ecologie), Marie-Luce Penchard (Outre-mer), Nora Berra (Personnées âgées) et Valérie Létard (secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Ecologie). 



"Certains m'appellent 'la blonde'"

Dès janvier 2010, Elle lancera des tables rondes à Lille, Paris, Marseille et Lyon sur plusieurs thématiques en rapport avec les droits des femmes: garde des enfants, parité en politique, contraception.... Un Livre blanc avec des propositions devrait voir le jour en mai. Simone Veil, présente au déjeuner, sera la présidente d'honneur de ces Etats généraux.

Mais 34 ans après la loi Veil, tout n'est pas encore rose pour les femmes, même au pouvoir. "Certains m'appellent 'la blonde', histoire de dire que j'ai deux neurones", raconte Valérie Pécresse. 

"Les élections régionales doivent faire émerger un vivier d'élues", réclame de son côté Valérie Létard, tête de liste de la majorité dans le Nord-Pas-de-Calais. 

La semaine dernière, des élues socialistes avaient dénoncé le nouveau scrutin territorial uninominal comme une menace pour la parité dans les instances locales. Valérie Pécresse, tête de liste en Île-de-France, dit juste qu'il "faut faire attention à trouver les bons mécanismes pour faire respecter la parité même dans un scrutin uninominal". Elle écarte en revanche toute référence à l'égalité homme-femme en entreprise dans l'attribution des marchés publics.

"Il faut plutôt faire la lutte des classes à Neuilly"

Ce déjeuner fut également l'occasion d'une rencontre entre deux générations de féministes avec Simone Veil et Fadela Amara. "J'adore cette femme", dit la seconde de la première.

Et c'est autant l'ex-présidente de Ni Putes Ni Soumises que la secrétaire d'Etat à la Ville qui s'est exprimée: "Dans les quartiers, on se bat encore pour suivre ses études, se maquiller et s'habiller comme on veut sans se faire traiter de pute". 

Le sort des femmes des quartiers populaires: un combat cher à Fadela Amara. "Ce n'est qu'on ne les entend pas, c'est que c'est un sujet tabou", dit-elle évoquant le problème de l'excision ou de la burqa. Elle écarte toute "stigmatisation" des immigrés dans ces débats alors que beaucoup à droite réclament une loi contre la burqa.

Pour la secrétaire d'Etat, la lutte pour les droits des femmes n'est pas "un combat de bourgeois, elle doit pénétrer les classes populaires". Et d'ajouter: "Partout les droits des femmes sont menacés, mais on quand on habite Neuilly-sur-Seine, on est plus protégée que dans les zones urbaines sensibles". Conclusion logique: "Il faut plutôt faire la lutte des classes à Neuilly". 


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