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II s'agit ici de la représentation en France du délégué aux transports automobiles, Le bureau de Paris était dirigé par le Major Bôdicker, qui était lui-même sous les ordres du Colonel Vôlters représentant de l'O.K.H. de Berlin pour les transports automobiles. Le procédé employé par le B.d.K à Paris pour se procurer des voitures légères de tourisme françaises était le suivant : avis fut donné, par l'intermédiaire des principaux garages de Paris, aux vendeurs éventuels de présenter leur voiture dans une rue adjacente des Champs-Elysées, à des jours fixés.

Aux jours fixés, des officiers des transports de l'Armée Allemande se trouvaient sur les lieux, accompagnés de mécaniciens chargés d'essayer les voitures. Des offres d'achat étaient faites que les propriétaires des voitures pouvaient refuser ou accepter. En Allemagne, les prix d'achat des voitures réquisitionnées étaient calculés sur la base du prix d'avant guerre moins un rabais pour usurs et détérioration, mais en France des prix plus élevés étaient offerts, qui ne tenaient pas compte du prix de fabrique d'avant guerre.

Si le système employé en Allemagne avait été adopté dans les pays occupé de l'Ouest, toutes les voitures en bon ordre de marche auraient rapidement disparu du marché. Le B.d.K. possédait le monopole des achats de toutes les voitures à l'Ouest, les Services du Gouvernement Militaire, le NSDAP, etc... devaient s'adresser à lui, et une fois les autorisations obtenues passaient par l'intermédiaire du B'.d.K. pour obtenir satisfaction.

D'octobre 1943 à mars 1944, environ 350 voitures furent achetées par la Société Stahlberg et Cie de Paris au B.d.K. et payées. Sur ce nombre 200 furent exportées et le reste fut retourné au B.d.K., contre paiements mensuels, avant l'évacuation de Paris à l'exception de quelques voitures requises par le Chef du Militâr Verwaltung France et qui lui furent, en conséquence, imputées en compte. Le B.d.K. fit d'autres opérations, notamment avec l'Espagne, toujours par l'intermédiaire de la Société Stahlberg et Cie.


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