Lancaster Burt

Publié le par Mémoires de Guerre

Burton Stephen Lancaster, dit Burt Lancaster, né le 2 novembre 1913 à New York et mort le 20 octobre 1994 à Los Angeles, est un acteur et réalisateur américain. 

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Athlétique, Burt Lancaster l’est sans aucun doute. Jeune homme, il pratique avec le même talent le basket-ball, l’athlétisme et la gymnastique. Il monte même un numéro de cirque avec son ami Nick Cravat qu’il présente de ville en ville. A la suite d’une blessure qui l’éloigne du trapèze, pour assurer sa subsistance, Lancaster effectue divers petits boulots. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il est affecté au théâtre des troupes et monte des spectacles pour soutenir le moral des soldats.

Bien que sceptique sur le métier d’acteur, Lancaster postule pour une pièce à Broadway. Sa prestation dans la pièce A Sound of Hunting lui permet d’être repéré par le producteur Hal Wallis qui lui offre son premier rôle, déjà en tête d’affiche dans Les Tueurs (1946). Dès 1948, il crée sa maison de production, Hecht-Hill-Lancaster, qui sera dissoute en 1960. Après quelques drames et polars de bonne tenue, Lancaster tourne dans Raccrochez, c'est une erreur!, avec Barbara Stanwyck et Pour toi, j'ai tué (1949) avec Yvonne De Carlo. Son physique d’athlète lui permet d’être engagé dans des films d’époque comme La Flèche et le flambeau (1950), Le Corsaire rouge (1952) ou le western La Vallée de la vengeance (1951) et d’incarner Jim Thorpe, l’athlète métis du Chevalier du stade (1951), réalisé par Michael Curtiz.

En 1954, Robert Aldrich fait appel à lui pour le western Vera Cruz, qui l’oppose à Gary Cooper. Le film est un succès, qui encourage Lancaster à passer à la réalisation pour un film du même genre : L' Homme du Kentucky (1955), qui lui vaut une nomination au Festival de Venise. Un an plus tard, il revient à ses amours de jeunesse et joue dans Trapèze (1956), pour lequel il obtient l’Ours d’argent du meilleur acteur. En 1957, John Sturges le confronte à Kirk Douglas dans Règlement de comptes à O.K. Corral.

Les années 60 le consacrent comme un acteur à part entière puisqu’il enchaine des rôles très différents. Son premier succès de l’année est son interprétation magistrale d’Elmer Gantry dans Le charlatan, pour lequel il obtient un Oscar. Les années suivantes, il est successivement le cow-boy raciste du Le Vent de la plaine, le collaborateur nazi dans Jugement à Nuremberg, le prisonnier rédempteur du Le Prisonnier d'Alcatraz. Il est enfin au paroxysme de son talent dans le chef-d’œuvre de Visconti : Le Guépard (1963). En 1966, il tourne The Swimmer, dans lequel son personnage met à bas les conventions et l'hypocrisie des États-Unis de l'époque. L'acteur considèrera toujours ce film comme son préféré et même son meilleur. Échec commercial à sa sortie tardive (1968), Swimmer est désormais considéré comme un classique du film politique. Lancaster montre dans cette première moitié de décennie toute l’étendue de son talent.

Il consacre essentiellement la fin des années 60 au western et aux films de guerre, notamment sous la direction de John Frankenheimer pour Sept jours en mai (1964). Ses westerns s’appellent Les Professionnels (1966) ou Les Chasseurs de scalps (1969) de Sydney Pollack, réalisateur que Lancaster a lancé, et épaulé tout au long de sa carrière. En 1971, Lancaster joue dans L'Homme de la loi, un western de Michael Winner, et annonce qu’il s’agira là de son dernier film. Il reviendra dès l’année suivante sur cette décision pour son ami Robert Aldrich avec lequel il signe Fureur Apache (1972). Sa carrière au cinéma continue de plus belle, avec des rôles moins physiques et plus mûrs.

Lancaster est un nom de plus au casting faramineux de 1900 (1976) de Bertolucci, et participe à un film de Louis Malle Atlantic City (1980), qui lui vaut plusieurs récompenses de « meilleur acteur ». Il s’illustre également dans Local Hero (1983), qui le présente en représentant d’une compagnie pétrolière. Dans les années 80, il apparait dans beaucoup de films, sans plus avoir de premier rôle jusqu’à son dernier film La Boutique de l'orfèvre (1989), qui lui permet une dernière fois de tenir le haut de l’affiche. Il joue encore dans quelques téléfilms jusqu’en 1991, puis arrête sa carrière. Il décède en 1994 d’une crise cardiaque.

Auteur : Corentin Palanchini

Filmographie

Télévision

  • 1975 : Moïse, les dix commandements (Moses the Lawgiver) de Gianfranco De Bosio, coécrit par Anthony Burgess, avec Anthony Quayle et Ingrid Thulin
  • 1976 : Victoire à Entebbé de Marvin J. Chomsky avec Helmut Berger, Kirk Douglas, Richard Dreyfuss, Elizabeth Taylor
  • 1982 : Marco Polo de Giuliano Montaldo avec F. Murray Abraham, Leonard Nimoy
  • 1985 : Scandale à la une de David Lowell Rich avec Lauren Hutton
  • 1986 : Commando sur Téhéran d'Andrew V. McLaglen d'après Ken Follett avec Richard Crenna
  • 1986 : Barnum avec Hanna Schygulla
  • 1986 : Väter und Söhne - Eine deutsche Tragödie avec Julie Christie, Bruno Ganz
  • 1989 : Les fiancés (I promessi sposi) avec Alberto Sordi, Franco Nero
  • 1990 : Le fantôme de l'opéra de Tony Richardson d'après Gaston Leroux avec Teri Polo, Charles Dance
  • 1990 : Embarquement pour l'enfer avec Eva Marie Saint, Dominique Sanda
  • 1991 : Separate But Equal de George Stevens Jr. avec Sidney Poitier, Richard Kiley

Publié dans Acteurs et Actrices

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