Hollande François

Publié le par Roger Cousin

François Hollande, né le 12 août 1954 à Rouen en Seine-Maritime, est un homme politique français. 

Hollande François

Premier secrétaire du Parti socialiste de 1997 à 2008, pendant la troisième cohabitation puis dans l'opposition, maire de Tulle de 2001 à 2008, il est député de la première circonscription de la Corrèze, et préside le conseil général de la Corrèze depuis 2008. Il est désigné candidat du Parti socialiste et du Parti radical de gauche pour l'élection présidentielle de 2012 à l'issue d'une primaire, qu'il remporte au second tour face à Martine Aubry, le 16 octobre 2011.

Il est le fils d'une assistante sociale, Nicole Tribert et d'un médecin ORL, Georges Hollande. Licencié en droit et diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, François Hollande préside la section de Sciences Po de l'Union nationale des étudiants de France. En 1974, il entre à l'école des Hautes études commerciales où il préside le comité de soutien à François Mitterrand. En 1980 il sort de l'École nationale d'administration au 11e rang et devient auditeur à la Cour des comptes. Il était entré un an auparavant au Parti socialiste. Il devient, via Jacques Attali, conseiller de François Mitterrand pour les questions économiques.

À la victoire de François Mitterrand, en 1981, il devient chargé de mission (toujours à propos d'économie) pour l'Élysée alors qu'il vient d'être battu par Jacques Chirac aux élections législatives. En 1983, il entame sa mission de directeur de cabinet de deux porte-paroles successifs du gouvernement de Pierre Mauroy : Max Gallo et Roland Dumas. La même année, il échoue aux élections municipales et devient conseiller municipal d'Ussel (Corrèze), la circonscription de Jacques Chirac. En 1984, peu tenté par les querelles de tendances, il fonde les transcourants avec quelques amis, notamment Jean-Yves Le Drian, Jean-Pierre Mignard et Jean-Michel Gaillard. En 1988, après la réélection de François Mitterrand, il est élu député de Tulle (1re circonscription de la Corrèze), avec près de 53 % des suffrages exprimés. La même année, il devient professeur d'Économie pour les étudiants de troisième année de l'Institut d'études politiques, et ce jusqu'en 1991. En 1990, au congrès de Rennes, il soutient la motion Mauroy-Mermaz-Jospin. Il perd son mandat de député en 1993 et prend la présidence du « Club témoin » de Jacques Delors, qu'il conserve jusqu'en 1997. Il en est actuellement président d'honneur. Magistrat de la Cour des comptes, François Hollande dispose d'une équivalence lui permettant d'exercer le métier d'avocat : il travaille donc quelque temps dans le cabinet de son ami Jean-Pierre Mignard.

En novembre 1994, il devient Secrétaire national du Parti socialiste, chargé des questions économiques. Il se rapproche de Lionel Jospin après le renoncement de Jacques Delors (qu'il soutenait dans son éventuelle candidature). Lionel Jospin fait de lui un des porte-paroles de sa campagne présidentielle, puis celui du parti en octobre 1995. Après la victoire de la gauche plurielle, en 1997, François Hollande retrouve son siège de député (avec plus de 54 % des suffrages exprimés) et Lionel Jospin est nommé Premier ministre. Ce dernier le choisit pour lui succéder comme Premier secrétaire du parti. En 1999, François Hollande est élu député européen et vice-président de l'Internationale socialiste. En 2001, il est élu, après deux tentatives, maire de Tulle, avec 53 % des voix au premier tour.

En dépit de la défaite de la gauche, il est réélu député, le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), avec presque 53 % des suffrages exprimés. Après le retrait de Lionel Jospin, il devient véritablement le patron du Parti socialiste. À ce titre, il dirige la rédaction du programme socialiste pour les élections régionales et cantonales et s'investit précocement dans la campagne. Fin 2003, il est un des seuls dirigeants à estimer une large victoire possible et il confie la direction de la campagne à son ami François Rebsamen. Les urnes lui donnent raison : en mars 2004, le PS remporte 20 des 22 régions de métropole et la Guadeloupe (du jamais vu depuis que les élections régionales existent), les deux tiers des cantons renouvelables élisent un conseiller de gauche, et 51 des 100 départements ont un président de gauche (pour la première fois depuis 1946), le PS progresse au détriment de la droite comme de ses alliés ; en juin, le PS obtient presque 29 % des suffrages exprimés aux élections européennes, son record pour ce scrutin.

À la fin du printemps, François Hollande met au point le calendrier d'élaboration du programme du Parti socialiste pour les prochaines élections nationales de 2007. La rédaction est terminée et le texte sera soumis aux membres du PS le 22 juin 2006. Toujours 2004, il prend position pour le « oui » à la Constitution européenne et s'oppose au numéro deux du parti, Laurent Fabius. Il organise un référendum interne au PS sur la question. Le 1er décembre, les militants votent « oui » à 59 % : François Hollande en sort renforcé et obtient un statut de présidentiable pour l'élection présidentielle de 2007. S'il laisse son poste de numéro deux à Laurent Fabius, il remplace plusieurs des partisans du « non » au Secrétariat national par des promoteurs du « oui », dont un certain nombre de ministres de Lionel Jospin : Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, etc. En revanche, il sort affaibli du référendum du 29 mai 2005 où la majorité des sympathisants socialistes a voté « non » selon les sondages effectués à la sortie des bureaux de vote.

Il sort partiellement renforcé du congrès du Mans, où sa motion obtient 53,71 % des suffrages exprimés lors du vote des militants, une majorité moins confortable que celles obtenues précédemment (84 % en 1997, 73 % en 2000, 61 % en 2003) mais beaucoup plus confortable que celles de François Mitterrand aux congrès d'Épinay (1971) et de Metz (1979), où la motion de la direction était en dessous des 50 %. Voulant mettre fin à un an de vives discussions puis de querelles dangereuses, François Hollande choisit de proposer une synthèse aux courants minoritaires, qui acceptent (mais Arnaud Montebourg se retire du courant NPS). Dans un discours de clôture très offensif, il réaffirme son autorité, se félicite « de l'unité retrouvée » et appelle son parti à se préparer pour [[Élection présidentielle française de 2007[les élection présidentielle de 2007]].

Le 24 novembre 2005, étant le seul candidat, il est réélu Premier secrétaire du PS avec 76,96 %. La participation a été de 68,95 %. Certains de ses détracteurs lui ont reproché un temps une absence de charisme et l'accusent de devoir son statut actuel au seul soutien de Lionel Jospin (affirmation peu justifiée depuis le congrès de Dijon) ; il n'a jamais été ministre. Il est réputé ne pas aimer les conflits et avoir beaucoup d'humour. Il a eu quatre enfants avec sa compagne, Ségolène Royal (certains le surnommaient « monsieur Royal » au début des années 1990), ancienne ministre et actuelle présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes. François Hollande est le premier signataire de la motion 1 présentée au congrès du Mans en novembre 2005. Ses soutiens principaux sont Martine Aubry, Jack Lang, DSK, Ségolène Royal, julien dray, Bertrand Delanoë…

Le début de sa campagne est marquée par les difficultés entourant l'élaboration de l'accord programmatique et électoral entre le Parti socialiste et Europe Écologie Les Verts en vue de 2012, notamment en ce qui concerne une éventuelle sortie du nucléaire. François Hollande intervient dans le cadre de cet accord, revendiquant le retrait du paragraphe sur la « reconversion à emploi constant » de la filière MOX, puis s'opposant à la proposition de supprimer le droit de veto de la France au Conseil de sécurité des Nations unies. En outre, il est critiqué, par la droite et Eva Joly notamment, pour son silence dans l'affaire Guérini et sur les soupçons de corruption dans la fédération socialiste du Pas-de-Calais53. Dans le même temps, les intentions de vote en sa faveur diminuent (d'après l'Ifop, dans l'hypothèse d'un second tour face à Nicolas Sarkozy, l'écart entre lui et le président sortant se réduit de huit points en deux mois).

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