Gestapo française

Publié le par Mémoires de Guerre

La Gestapo française, ou Carlingue est le nom donné aux auxiliaires français de la Gestapo installés au 93, rue Lauriston à Paris, et actifs entre 1941 et 1944 (immeuble réhabilité aujourd'hui et accueillant plusieurs sociétés). 

Henri Lafont - Pierre Bonny - Paul Carbone - Georges-Henri Delfanne dit Christian Massuy - Pierre Loutrel - Jo Attia
Henri Lafont - Pierre Bonny - Paul Carbone - Georges-Henri Delfanne dit Christian Massuy - Pierre Loutrel - Jo Attia
Henri Lafont - Pierre Bonny - Paul Carbone - Georges-Henri Delfanne dit Christian Massuy - Pierre Loutrel - Jo Attia
Henri Lafont - Pierre Bonny - Paul Carbone - Georges-Henri Delfanne dit Christian Massuy - Pierre Loutrel - Jo Attia
Henri Lafont - Pierre Bonny - Paul Carbone - Georges-Henri Delfanne dit Christian Massuy - Pierre Loutrel - Jo Attia
Henri Lafont - Pierre Bonny - Paul Carbone - Georges-Henri Delfanne dit Christian Massuy - Pierre Loutrel - Jo Attia

Henri Lafont - Pierre Bonny - Paul Carbone - Georges-Henri Delfanne dit Christian Massuy - Pierre Loutrel - Jo Attia

Ce groupe rassemble des membres du milieu, comme les truands Henri Lafont (leur chef) et Pierre Loutrel (alias Pierrot le fou) et d'autres ayant un passé trouble comme Pierre Bonny, qui fut chassé de la police pour détournement de fonds et trafic d’influence. Les liens avec l’occupant leur permettent de nombreux trafics, avec des personnages louches comme Joseph Joanovici. Ils sont à l’origine de la Légion nord-africaine, constituée de musulmans dévoués à la cause nazie, et qui s'est engagée dans la répression contre les maquis à Tulle. Selon le policier à la retraite Henri Longuechaud, « On peut être scandalisé par le chiffre de 30 000 à 32 000 souvent avancé [comme effectifs de la Carlingue] …À Paris, lorsque l’occupant lance un avis de recrutement pour 2 000 policiers auxiliaires à son service, il aurait reçu pas moins de 6 000 candidatures. ». Les principaux membres ont été jugés et condamnés à mort à la Libération.

Quelques membres de la Gestapo française

  • Maurice Bay, exécuté le 5 mai 1950.
  • Pierre Bonny, condamné à mort et fusillé en décembre 1944.
  • Marcel Buat, condamné à mort en juin 1946 et exécuté à Versailles le 12 août 1946.
  • Paul Carbone, mort en 1943 dans un sabotage de la Résistance.
  • Clairé, exécuté au fort de Montrouge le 27 décembre 1944.
  • Abel Danos, fera partie du Gang des Tractions Avant, fusillé pour collaboration le 13 mars 1952.
  • Georges-Henri Delfanne dit Christian Masuy, responsable du démantèlement de plusieurs réseaux et auteur de nombreuses tortures ; il est arrêté en Allemagne en 1945, ramené en France, condamné à mort et fusillé le 1er octobre 1947 au fort de Montrouge.
  • Charles Delval, exécuté dans la cour de la prison de Fresnes en février 1945 ; c'est le « Monsieur X. dit ici Pierre Rabier » de La Douleur de Marguerite Duras.
  • Jean Sartore, dit Jean « le chauve ». Il aurait pilé 1000 appartements en trois ans et aurait collecté 100 000 000 d'anciens francs.
  • Engel, exécuté au fort de Montrouge le 27 décembre 1944.
  • Bernard Fallot, exécuté au fort de Montrouge le 1er octobre 1947.
  • Ganioles, exécuté au fort de Montrouge le 24 juin 1946.
  • Haré, exécuté au fort de Montrouge le 27 décembre 1944.
  • Jourdan, exécuté au fort de Montrouge le 13 juillet 1946.
  • Henri Chamberlin, dit Henri Lafont, exécuté au fort de Montrouge le 26 décembre 1944.
  • Raymond Monange, également officier de la Légion nord-africaine en Corrèze, condamné à mort et fusillé le 13 mars 1952 au fort de Montrouge.
  • Louis Pagnon dit « Eddy », également membre de la Légion nord-africaine, exécuté au fort de Montrouge le 27 décembre 1944 ; présent dans les romans de Patrick Modiano dès La Place de l'Étoile.
  • Georges Pujol, résistant retourné, membre des commandos d'exécution et d'élimination du KDS de Toulouse ; arrêté en août 1944, fusillé avec 2 gestapistes de Toulouse, Dedieu et Carrera.
  • François Spirito.
  • Alexandre Villaplane, exécuté au fort de Montrouge le 27 décembre 1944.
  • Jo Attia, chargé de la distribution de faux tickets d'alimentation. Déporté en 1943 à Mauthausen. Décoré de la Légion d'honneur par Charles de Gaulle. Fera partie du Gang des Tractions Avant. Meurt en 1972 d'un cancer de la gorge.
  • Pierre Loutrel dit Pierrot le fou. Rejoint en 1941 la Gestapo française dans l'équipe de René Launay (responsable de la Gestapo de l'Avenue Foch)avec la mission de repérer les agents français travaillant pour les services britanniques. Il est plutôt franc-tireur.
  • Violette Morris, abattue par la Résistance, le 26 avril 1944.

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