Ciano Galeazzo

Publié le par Mémoires de Guerre

Gian Galeazzo Ciano, comte de Cortellazzo et de Buccari (Livourne, Italie, 18 mars 1903 - Verona, Italie, 11 janvier 1944) était un homme politique italien. 

Ciano Galeazzo
Ciano Galeazzo
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Ciano Galeazzo
Ciano Galeazzo
Ciano Galeazzo

Fils de l'amiral Costanzo Ciano (1876-1939), un proche de Mussolini qui fut sous-secrétaire à la Marine, puis ministre des Communications et président de la Chambre de Députés, devenue Chambre des Fasci et des corporations en janvier 1939. Il épousa le 24 janvier 1930 la fille aînée de Benito Mussolini, Edda Ciano. Après la licence en droit, il entre dans la diplomatie. Consul à Shanghai de 1930 à 1935, ministre de la Culture populaire (1935-1936), ministre des Affaires étrangères (1936-1943). Pendant son passage au ministère des Affaires étrangères, il tient un journal I diari 1936 - 1943, qui en 1945 fut vendu par son épouse à une maison d'édition suisse qui le publia en 1946. 

Ses relations avec la famille Savoie, et notamment avec l'héritier au trône Umberto (le futur Humbert II) étant excellentes, en 1939 on lui décerne le Collare della Santissima Annunziata, la plus haute décoration du Royaume, qui donne de droit la dignité de "cousin du Roi". En 1943, découragé par les échecs militaires italiens, et hostile à l'alliance avec l'Allemagne, il pressent que la poursuite de la Seconde Guerre mondiale souhaitée par Mussolini plongera le pays dans le chaos. Écarté par Mussolini en février 1943, il est nommé ambassadeur d'Italie auprès du Saint-Siège. Lors du Grand Conseil du fascisme du 25 juillet 1943, il vote pour l'ordre du jour présenté par le comte Dino Grandi demandant de rendre tous les pouvoirs au roi et à l'armée, et donc la destitution du Duce.

Arrêté par les Allemands, son épouse Edda tentera en vain d'obtenir sa libération en échange du journal de son époux, I diari 1936 - 1943. Il sera finalement livré au gouvernement de la République de Salò qui, après un procès à Vérone manipulé par les nazis, le feront fusiller avec quatre des membres du Grand Conseil qui avaient voté pour l'ordre du jour Grandi. Mussolini refuse de signer la demande de grâce de son propre gendre, qui lui est cependant présentée après l'exécution.

Son fils Fabrizio (1931-2008) évoqua le cas de son père dans ses mémoires, Quando nonno fece fucilare papà (Quand papi a fait fusiller papa) parues en 1991. Sa fille Raimonda dite Dindina (1935-2001) fut pour quelque temps l'épouse du marquis Alessandro Giunta (fils de Francesco Giunta, également ministre de Mussolini, et de Zénaïde del Gallo di Roccagiovine, descendante de Lucien Bonaparte, frère de Napoléon Ier). Son fils Marzio (1937-1974) eut une certaine notoriété dans le milieu mondain de Rome et de Capri.

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