Arbour Louise

Publié le par Mémoires de Guerre

L'honorable Louise Arbour, (10 février 1947 à Montréal, Québec - ) a été, jusqu'au 30 juin 2008, haute-commissaire au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme aux Nations unies et de membre du Cabinet du secrétaire général des Nations unies. Elle avait été nommée à cette fonction en février 2004. Auparavant, elle était juge à la Cour suprême du Canada, tout comme elle a été la procureur en chef du Tribunal pénal international à La Haye au Pays-Bas.

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Provenant d'une famille bourgeoise, ses parents étant propriétaires d'une chaîne d'hôtel, Mme Arbour a reçu son éducation primaire et secondaire à la Congrégation Notre-Dame du Collège Regina Assumpta, une école privée tenue par des religieuses. Elle reçoit son baccalauréat ès arts de l'Université de Montréal en 1967, suivi d'une licence en droit avec la mention Distinction en 1970. C'est durant cette même année que Mme Arbour entre comme avocate au Barreau du Québec. Les deux années subséquentes, elle est commis aux affaires légales pour le juge Louis-Philippe Pigeon à la Cour suprême du Canada, tout en complétant des études en Common Law canadien à l'Université d'Ottawa. Le barreau ontarien l'accueille en 1977.

De 1974 à 1987, Mme Arbour est officier de recherche pour la Commission sur la réforme du droit au Canada, tout comme elle est professeur adjoint et doyen adjoint de la Osgoode Hall Law School à Toronto ou elle avait été professeure adjointe, puis associée de 1972 à 1973. Elle est nommée juge à la Cour suprême de l'Ontario en 1987 où elle est la première femme et la première francophone à occuper ce poste. En 1990, elle est nommée juge à la cour d'appel de l'Ontario. En 1995, elle est nommée présidente d'une commission d'enquête ontarienne sur les évènements survenus à la prison des femmes située à Kingston, Ontario.

En 1996, elle est nommée procureur en chef du Tribunal pénal international pour le Rwanda et au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Son travail consistait à superviser deux tribunaux créés par les Nations Unies soit : Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Pendant cette période, elle publie sur les procédures criminelles, les droits de l'homme et les libertés civiles, tant en anglais qu'en français. Mme Arbour n'a jamais eu la langue dans sa poche, et ce, dès la petite école lorsqu'elle était directrice du journal étudiant où elle s'est fait traiter d'irrévérencieuse. Elle a aussi dit de la France qu'elle «  traînait les pieds » en Bosnie-Herzégovine, elle a accusé le président de la Serbie, Slobodan Milošević, de crimes de guerre en mai 19992.

Le 15 septembre 1999, elle est nommée juge à la Cour suprême du Canada par le Très honorable Jean Chrétien, où elle succède au juge Peter Cory. L'année de sa nomination, elle reçoit 17 doctorats honoris causa, et en recevra 10 autres dans les années subséquentes. Elle est la première juge de la Cour suprême du Canada à avoir quitté son poste. Sa biographie officielle mentionne qu'elle « a pris sa retraite le 30 juin 2004.» Le 20 février 2004, elle est nommée Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, poste qu'elle occupe à partir du 1er juillet 2004. Elle remplace Sergio Vieira de Mello, tué dans un attentat à Bagdad en Irak. En juillet 2006, dénonçant les attaques d'Israël contre le Liban, elle fait l'objet d'une campagne visant sa démission des fonctions qu'elle occupe ; ce qu'elle a fait le 30 juin 2008.

Elle a participé à la conférence internationale et joué un role important dans l'adoption de Déclaration de Montréal sur les droits humains des LGBT et a fortement influencé pour l'établissement de Principes de Jogjakarta. Mme Arbour a été sélectionnée en mars 2009 pour remplacer Gareth Evans à la présidence de l'organisation non gouvernementale International Crisis Group. Sa nomination a été officiellement confirmée en avril et elle devrait entrer en fonctions en juillet 2009. Nommée Haut-commissaire aux droits de l'homme en février 2004, Mme Arbour a démissionné de ses fonctions le 30 juin 2008.

Contestée de toutes parts par les principaux gouvernements occidentaux et quelques pays émergents, Mme Arbour avait annoncé au printemps dernier son intention de quitter le Haut Commissariat aux droits de l'homme. Au cours de son mandat, elle avait logé plusieurs critiques à l'endroit de certains gouvernements qui cherchaient à contrôler, par leur politique, le Haut Commissariat aux droits de l'homme. De plus, elle avait vivement déploré l'attitude des États-Unis dans leur lutte antiterroriste ainsi que le conflit entre la Palestine et Israël. Elle aura, au cours de son mandat, été applaudie par plusieurs et critiquée par d'autres. Elle avait fait du conflit au Darfour son cheval de bataille. Mme Arbour aura humanisé la fonction de Haut-commissaire des Nations-Unis aux droits de l'homme, par sa franchise et son dévouement. Madame Navanethem (Navi) Pillay a succédé à Louise Arbour à la tête du Haut Commissariat aux droits de l'homme.

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