30 ans du procès de Klaus Barbie : l'histoire de l'une de ses victimes du Chambon-sur-Lignon

Publié le par David Valverde

30 ans du procès de Klaus Barbie : l'histoire de l'une de ses victimes du Chambon-sur-Lignon

Il y a 30 ans, dans la nuit du 3 au 4 juillet 1987, la cour d’Assises du Rhône déclarait Klaus Barbie coupable de crime contre l’Humanité et le condamnait à la prison à perpétuité. L'une de ses victimes, le docteur Leforestier habitait le Chambon-sur-Lignon, dans la Loire.

Roger Leforestier et sa femme Danielle - "Village of secrets", Caroline Moorhead

Roger Leforestier et sa femme Danielle - "Village of secrets", Caroline Moorhead

Klaus Barbie, militaire allemand, officier SS, mort en prison à Lyon en 1991, a laissé derrière lui une tâche indélébile dans l'histoire de l'humanité. Celui que l'on surnommait le "Boucher de Lyon" fut jugé en 1987 pendant huit semaines pour des rafles qui ont causé la mort de centaines de personnes . Il y était responsable de la police nazie à Lyon pendant la Seconde Guerre Mondiale. France Bleu vous propose de découvrir l'histoire d'un Altiligérien, victime de Klaus Barbie, un habitant du Chambon-sur-Lignon, dans la Loire.

Roger Leforestier, résistant, héros et victime

Il s'appelait Roger Leforestier, le docteur Leforestier. Médecin installé définitivement au Chambon-sur-Lignon en 1939, après son mariage avec Danielle. Mais il connaissait la Haute-Loire pour y exercer chaque été depuis plusieurs années. Pendant la guerre, Roger Forestier fut un résistant très actif : il a hébergé des juifs chez lui et les a soigné, tout comme il s'est aussi occupé de maquisards. À l'été 1944, il était devenu médecin commandant pour différents groupes résistants. Le 4 août, il est arrêté au Puy-en-Velay. Six jours plus tard, il est transféré à Lyon, à la prison de Montluc, près de l'actuel quartier de La Part Dieu. Sur ordre de Klaus Barbie, il est abattu le 20 août 1944 à Saint-Genis-Laval, avec 119 autres personnes. Depuis Roger Leforestier a obtenu la mention mort pour la France, une plaque rappelle son histoire sur son ancienne maison du Chambon-sur-Lignon, mais il n'est pas considéré par le mémorial de Yad Vashem comme un "Juste parmi les nations".

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