Les Derniers Secrets d’Hitler : l’agonie wagnérienne du Reich

Publié le par Cécile Jaurès

Les Derniers Secrets d’Hitler : l’agonie wagnérienne du Reich

Des archives rares permettent de reconstituer, heure par heure, les jours passés par Hitler et sa garde rapprochée dans son bunker jusqu’à leur suicide. Un compte à rebours glaçant.

De nouvelles archives politiques et personnelles restituent l’atmosphère sordide des ultimes jours de Hitler et de sa garde rapprochée. / France 5

De nouvelles archives politiques et personnelles restituent l’atmosphère sordide des ultimes jours de Hitler et de sa garde rapprochée. / France 5

Les Derniers Secrets d’Hitler

Dimanche 28 mai à 22 h 35 sur France 5

Le 25 novembre 19,45, le commandant Raymond Rose s’engouffre avec quelques hommes dans les décombres de la chancellerie du Reich à Berlin. Par un dédale d’escaliers et de couloirs, il descend, sept mètres sous terre, dans le dernier quartier général d’Hitler, la « tanière de la bête » comme la surnomment alors les Soviétiques.

Malgré les incendies et les pillages qui se succèdent depuis sept mois, l’officier français déniche une liasse de documents intacts : des lettres, des télégrammes et des retranscriptions de conversations. Ces précieuses archives, aujourd’hui détenues par un collectionneur privé, servent de fil rouge au documentaire d’Emmanuel Amara.

Une succession de scènes surréalistes

S’il ne faut guère en attendre des révélations, ce film restitue de façon saisissante l’atmosphère sordide des ultimes jours du régime nazi, autour d’un leader malade, déconnecté de la réalité, qui oscille entre torpeur et accès de rage.

Un chœur d’historiens français, allemands et anglais, raconte avec une certaine verve une succession de scènes surréalistes, comme cet anniversaire de Hitler célébré autour d’une délégation de très jeunes SS (l’un a 11 ans !), promis à une mort certaine dans les jours suivant, au nom d’une guerre déjà perdue.

Malgré l’avancée des troupes soviétiques dans la capitale en ruines et les demandes répétées de sa maîtresse Eva Braun, le Führer refuse de se réfugier en Bavière : « Hitler décide qu’il vaut mieux mourir avec une vaste mise en scène de type wagnérien, apocalyptique, avec ses troupes, dans Berlin », note l’historien Jean Lopez.

Les trahisons des proches, les manœuvres de certains pour asseoir leur pouvoir ou préparer leur avenir, le délire paranoïaque du leader déchu donnent au récit les accents d’un opéra tragique, pathétique parfois, à l’image de la cérémonie de mariage, organisée à la va-vite, en pleine nuit, entre Hitler et Eva Braun, sa jeune compagne dévouée jusque dans la mort.

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