73e D-Day. Il avait 23 ans lorsqu’il a escaladé la Pointe du Hoc

Publié le par Ouest France

73e D-Day. Il avait 23 ans lorsqu’il a escaladé la Pointe du Hoc

Georges G. Klein, âgé de 96 ans, est l’un des derniers Rangers du 6 juin 1944. Lundi, il a assisté à la cérémonie du souvenir organisée en haut de la falaise qu’il a escaladée avec ses 224 autres camarades américains, 73 ans plus tôt.

73e D-Day. Il avait 23 ans lorsqu’il a escaladé la Pointe du Hoc

Témoignage

Devant la table du souvenir de tous les rangers qui ont pris la Pointe du Hoc, à Cricqueville-en-Bessin (Calvados), Georges G. Klein écoute les éloges prononcés par le général Curtis Michael Scaparrotti, commandant en chef des troupes américaines en Europe. Mais Georges pense à ses amis qui ont débarqué avec lui.

Le vétéran, aujourd’hui âgé de 96 ans, est l’un des derniers Rangers de l’assaut du 6 juin.

Il a perdu son père à l’âge de 2 ans, ce qui conduit sa famille à s’installer à Chicago. Après le lycée, le jeune homme suit deux ans de cours à l’université. « J’étais jeune. Je me suis porté volontaire dans la garde nationale pour cinq ans. Ensuite, j’ai fait mon service fédéral, qui ne devait durer qu’un an. Mais le 7 décembre 1941 (attaque de Pearl Harbor) l’a rendu permanent. »

Georges G. Klein est alors volontaire pour intégrer les Rangers. « C’était un privilège. Le 6 juin, j’étais lieutenant avec une section sous mes ordres. L’objectif : prendre les canons de la Pointe du Hoc, puis stopper les renforts venant de Grandcamp-Maisy et allant vers Omaha. Nous n’avons pas trouvé les canons. » Le nonagénaire se souvient des moments difficiles, la perte de ses camarades, le soulagement quand les canons de l’USS Satterlee ont fait des trous dans la défense allemande, qui faisait tant de victimes chez les Rangers. « Je suis un privilégié d’être sorti en vie. »

Vivant mais blessé, il restera à la Pointe du Hoc jusqu’au 8 juin avant d’être rapatrié en Angleterre.

Une fois rétabli, il intègre les artilleurs comme observateur aérien pour régler les tirs. Après la guerre, Georges G. Klein est resté militaire jusqu’en 1966, avec le grade de capitaine.

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