VIDÉO. L’Allemagne nazie a capitulé à Reims, il y a 72 ans

Publié le par L'union

VIDÉO. L’Allemagne nazie a capitulé à Reims, il y a 72 ans

Le 8 mai 1945 est aujourd’hui la date de commémoration officielle de la capitulation de l’Allemagne nazie. Pourtant, c’est bien le 7 mai que l’Allemagne signe l’acte de reddition de l’armée allemande à Reims.

En fevrier 1945, le general Eisenhower a installé son quartier général dans le Collège moderne et technique de Reims. C'est la, dans la salle de la Reddition, que fut signée le 7 mai à 2 h 41 la capitulation sans conditions des forces armées du IIIème Reich, mettant fin a la Seconde Guerre mondiale en Europe

En fevrier 1945, le general Eisenhower a installé son quartier général dans le Collège moderne et technique de Reims. C'est la, dans la salle de la Reddition, que fut signée le 7 mai à 2 h 41 la capitulation sans conditions des forces armées du IIIème Reich, mettant fin a la Seconde Guerre mondiale en Europe

Berlin, le 8 mai 1945, l’Allemagne nazie capitule devant les Alliés. Ce jour marque donc la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une date enseignée dans tous les collèges de France et tous les ans des commémorations ont lieu aux quatre coins du pays pour célébrer la défaite allemande. Et pourtant, cette date n’est pas la bonne.

Reims, le 7 mai 1945, 2 heures du matin. Au quartier général du commandant des forces alliées Dwight Eisenhower, le général Jodl – chef de l’état-major de la Wehrmacht – signe l’acte de reddition de l’armée allemande, remettant son sort entre les mains des alliés. Pourquoi délors commémorons-nous la capitulation de l’Allemagne nazie le 8 mai ?

Un jour plus tard, un second document, quasiment identique, était ainsi paraphé. Nous sommes cette fois le 8 mai, et celui qui appose sa signature au nom de l’Allemagne est le Général Wilhelm Keitel. Si l’Histoire a retenu cette date plutôt que la veille, c’est d’abord en raison de la colère russe. Staline n’a en effet pas du tout apprécié que la reddition allemande ait lieu à l’Ouest. Considérant que son pays est celui qui a payé le plus lourd tribut à la deuxième guerre mondiale, et alors même que l’Armée rouge est maîtresse de Berlin depuis plusieurs jours, il voit dans cette cérémonie de 7 mai un piège américain.

La présence d’un dignitaire bolchévique, le général Sousloparov, n’y change rien. On organisera donc une seconde signature le lendemain… ou plutôt le surlendemain pour les Russes. La reddition de Berlin ayant eu lieu à 23h01, en raison du décalage horaire, il est déjà 1h01 le 9 mai à l’heure de Moscou.

Côté français, De Gaulle s’est assuré que seul le 8 mai reste dans la mémoire collective. Le chef de la France Libre n’avait été associé en rien aux tractations du 7 mai : il s’est en revanche assuré de la présence du Général de Lattre de Tassigny à Berlin. La signature du commandant de la 1ère Armée au bas de l’acte de reddition est pour De Gaulle le symbole que la France fait partie de vainqueurs.

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