Roger Mazet, le dernier du maquis d'Ols, sera présent à la cérémonie du 8-Mai

Publié le par La Dépêche

Roger Mazet, le dernier du maquis d'Ols, sera présent à la cérémonie du 8-Mai

Né en 1926, route de Bonissard à Decazeville, Roger Mazet intègre le maquis d'Ols le 7 mai 1944 avec comme nom de guerre «Arago», sous l'égide du commandant Marc. C'est son meilleur ami qui avertit ses parents, disant «qu'il était parti défendre la France et qu'ils ne se fassent pas de soucis».

Roger Mazet souhaite cette année participer à la cérémonie du 8 mai 1945

Roger Mazet souhaite cette année participer à la cérémonie du 8 mai 1945

Avec le maquis d'Ols, il participa aux combats de Carmaux. Puis, en septembre 1944, il s'engage comme volontaire jusqu'au 8 mai 1945. Il traversa le Rhin avec le premier Bataillon de l'Aveyron, faisant partie de la 1re Armée française de De Lattre de Tassigny, et a vu notamment un camp de concentration vide, une horreur sans nom.

Pour Roger, c'était fondamental de s'engager pour défendre son pays. Et comme il dit souvent, «s'il fallait le refaire… je le referais». S'ensuit une anecdote qu'il aime raconter : «À la libération de Decazeville, le 14 juillet 1944, défilant en camion avec mes compagnons du maquis, J'aperçus mon père, fis arrêter le camion et suis allé l'embrasser, lui disant : ‘‘Tu as vu ! Je suis en vie !''».

Quand il entend «Le Chant des partisans», Roger Mazet devient un autre homme, une fierté vient en lui, il le fredonne tout doucement. On sent bien que ce moment de la vie l'a marqué à tout jamais.

Après la guerre, il s'est réengagé pour 18 mois chez les parachutistes, est parti en mission en Afrique du Nord (AFN), puis direction Madagascar (insurrection du peuple malgache). Il termina sa carrière militaire en mai 1948. Roger Mazet a obtenu plusieurs distinctions, dont la Croix du combattant et la Croix de guerre, ainsi qu'une citation à Madagascar pour avoir refoulé une contre-offensive ennemie.

Revenu à Decazeville, il fonda sa famille. Notre homme a travaillé à la Vieille Montagne avec pour loisir la pêche à la truite et le rugby de Viviez.

Il veut aller à la commémoration du 8-Mai, à Decazeville, car pour lui «c'est la dernière fois», il pense beaucoup à ses compagnons de route qui ont été tués au combat ou qui sont morts depuis. Il veut leur rendre hommage. Quand on lui parle du FN aujourd'hui, il répond : «Les fascistes et les nazis, faut les combattre».

Pascal Mazet, son petit-fils, et Joris Mazet, son arrière-petit-fils, sont très fiers de lui.

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