Macron commémore la Shoah et charge Le Pen

Publié le par Arthur Berdah

Macron commémore la Shoah et charge Le Pen

À une semaine du second tour, le leader d'En marche! a dénoncé les «intimidations» de la candidate FN et a promis qu'il ne «céderait rien».

Emmanuel Macron, le 30 avril 2017

Emmanuel Macron, le 30 avril 2017

Le duel à distance s'intensifie. À une semaine du second tour, qui verra Emmanuel Macron affronter Marine Le Pen le 7 mai prochain, le leader d'En marche! a décidé d'occuper le terrain au maximum. Profitant de la «Journée du souvenir des victimes de la déportation», le favori des sondages s'est rendu au Mémorial de la Shoah et au Mémorial des martyrs, ce dimanche. Un «geste à la fois naturel et symbolique», lors duquel il a frontalement attaqué la candidate du Front national. «Voudrait-elle, parce qu'elle a dans son parti et (dans) ses membres fondateurs, des gens qui nient (le devoir de mémoire), qu'on ne (le) célèbre plus, qu'on ne (l')exerce plus?», a-t-il martelé. 

«Allons, nous avons déjà subi bien des intimidations… Nous supportons déjà beaucoup de sa part pour que fièrement, résolument, nous puissions encore défendre ce que nous sommes, notre histoire, la mémoire de celles et ceux qui ont péri… Et la volonté farouche et jusqu'au bout que cela ne revienne jamais! Madame Le Pen et les siens peuvent bien se plaindre, je ne leur céderai rien», a-t-il encore asséné. En cause, notamment, les récentes polémiques qui visent le parti d'extrême droite, dont le président par intérim Jean-François Jalkh a été contraint de démissionner après avoir été accusé de négationnisme. 

Sans la nommer, il a indirectement ciblé Marine Le Pen en lui reprochant d'avoir nié la responsabilité de la France dans la rafle du Vél' d'Hiv, lors du «Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI» du 9 avril dernier. «Notre pays, notre continent, a été traversé par des génocides, il a été traversé par la Shoah, il a été traversé par des déportations dont aujourd'hui, oui, nous devons nous souvenir. S'en souvenir, c'est refuser d'en effacer les traces, c'est se battre contre toutes celles et ceux qui veulent les nier, et nier avec elle ce qu'ont vécu nos concitoyens et tant et tant de familles. Et c'est se battre aussi pour que cela ne se reproduise pas», a-t-il lancé, se plaçant en «dépositaire» de la «défense de la République et de ses valeurs».

    «Le 1er mai c'est un visage de la mondialisation qui protège les travailleurs» Emmanuel Macron 

À la veille du 1er mai, Emmanuel Macron a également tenu à se différencier de son adversaire sur le terrain du travail, en se livrant à une ode à la mondialisation. «Demain, c'est avant tout la journée internationale du travail et des travailleurs. Je crois qu'il ne faut pas l'oublier. Le 1er mai c'est un visage de la mondialisation qui protège les travailleurs. C'est une construction, un acquis, des grandes luttes sociales pour défendre les droits des travailleurs. La mondialisation ça n'est pas que le visage de ceux qui oppriment, c'est aussi le visage des droits créés pour tous à certains moments, donc je fêterai aussi demain le travail et les travailleurs, et j'expliquerai le coeur de la démarche qui sera la mienne dans les prochains jours», a-t-il détaillé. Un propos qu'il devrait poursuivre lundi après-midi, lors de son grand meeting de la Porte de la Villette (XIXe), tandis que Marine Le Pen organisera quant à elle un important rassemblement à Villepinte (Seine-Saint-Denis). 

Macron commémore la Shoah et charge Le Pen
Macron commémore la Shoah et charge Le Pen
Macron commémore la Shoah et charge Le Pen
Macron commémore la Shoah et charge Le Pen
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