Décès du comédien Roger Moore

Publié le par L'Alsace

Décès du comédien Roger Moore

Célèbre interprète de James Bond et de la série Le Saint, prototype du gentleman britannique, le comédien est mort ce mardi en Suisse à l'âge de 89 ans.

Roger Moore en 1973 - Roger Moore en 2002. invité à Londres pour la première de Meurs un autre jour, avec Pierce Brosnan - En 1959 dans la série "The Alaskans"
Roger Moore en 1973 - Roger Moore en 2002. invité à Londres pour la première de Meurs un autre jour, avec Pierce Brosnan - En 1959 dans la série "The Alaskans"
Roger Moore en 1973 - Roger Moore en 2002. invité à Londres pour la première de Meurs un autre jour, avec Pierce Brosnan - En 1959 dans la série "The Alaskans"

Roger Moore en 1973 - Roger Moore en 2002. invité à Londres pour la première de Meurs un autre jour, avec Pierce Brosnan - En 1959 dans la série "The Alaskans"

Le comédien britannique Roger Moore est décédé en Suisse à l'âge de 89 ans, a annoncé mardi sa famille. «C’est le coeur lourd que nous devons annoncer le décès de notre père aimant, Sir Roger Moore, aujourd’hui en Suisse après un court mais courageux combat contre le cancer», ont écrit les enfants de l’acteur.

Roger Moore s'était vu diagnostiquer un cancer de la prostate en 1993. Il souffrait également de diabète et de problèmes cardiaques.

Les enfants du comédien qui ont annoncé la nouvelle ce mardi sur Twitter.

Archétype du gentleman anglais, l'acteur était mondialement connu pour avoir endossé le costume de James Bond dans les années 70 et 80. Succédant à Sean Connery, il avait insufflé un humour typiquement britannique au personnage, qu'il avait incarné à sept reprises, de Vivre et laisser mourir (1973) à Dangereusement vôtre (1985). Il était également apparu dans L'homme au pistolet d'or (1974), L'espion qui m'aimait (1977), Moonraker (1979), Rien que pour vos yeux (1981) et Octopussy (1983).

Ironie du sort: en 1962, Moore avait été jugé «trop beau» pour le rôle, et les producteurs lui avaient préféré l'écossais Sean Connery. Il prendra sa revanche: avec sept films, il reste le comédien qui aura le plus souvent incarné l'agent 007, et restait l'un des plus populaires. Il est également le premier à disparaître.

Roger Moore dans la bande-annonce de L'espion qui m'aimait (1977):

Un gentleman typiquement british

Acteur de télévision, Moore avait rodé son personnage de «parfait gentleman» dans la série télévisée Le Saint entre 1962 à 1969. Le rôle de Simon Templar lui avait offert un succès mondial, confirmé par une autre série, Amicalement vôtre, en 1971-1972. 

Playboy à l’écran, Roger Moore cumulait également les conquêtes dans la vie. Il s’est marié quatre fois. L’Italienne Luisa Mattioli, sa troisième femme, lui a laissé trois enfants.

Un «Saint» surtout fier de son engagement pour l'Unicef

Né le 14 octobre 1927 dans le sud de Londres d’un père policier et d’une mère au foyer, le jeune Roger Moore avait été ballotté d’école en école au hasard des évacuations dues à la Seconde Guerre mondiale. Il avait cumulé les petits boulots avant de prendre un rôle de figurant en 1944 dans César et Cléopâtre, avec Vivien Leigh. Un des coréalisateurs le remarque et le guide vers la prestigieuse école dramatique londonienne Royal Academy of Dramatic Art (RADA). 

Après-guerre, il tente en vain une carrière à Hollywood avant de retourner en Angleterre dans les années 50 où il tient le rôle titre dans la série Ivanhoé. Ce personnage allait lui ouvrir les portes du petit écran, menant à sa sélection pour Le Saint et la gloire internationale.

Mais Roger Moore estimait que son plus beau rôle est celui qu'il avait tenu pour le compte de l’Unicef, le Fonds pour l’enfance des Nations unies. Nommé ambassadeur itinérant de l’Unicef en 1991, il avait depuis parcouru le monde. «Dresser le sourcil pour Bond était une chose mais sensibiliser l’opinion pour la cause des enfants est beaucoup plus important», avait-il déclaré à la BBC le 15 juin 2003.

C’est d’ailleurs pour cette mission, et non pour sa carrière d’acteur, que Roger Moore avait été anobli par la reine Elizabeth II en 2003.

En 2011, l'Unicef avait rendu hommage à l'action de Roger Moore en lui consacrant un film:

Commenter cet article