Wambrechies - Qui étaient les 35 patriotes fusillés au fort du Vert Galant, le 14 avril 1942 ?

Publié le par Isabelle Pétillon

Wambrechies - Qui étaient les 35 patriotes fusillés au fort du Vert Galant, le 14 avril 1942 ?

Samedi matin, un hommage a été rendu aux résistants exécutés en 1941 et 1942. Simone Daems, membre de l’ANACR (Anciens combattants et amis de la résistance) de Tourcoing-Roubaix, a rappelé leur parcours.

Wambrechies - Qui étaient les 35 patriotes fusillés au fort du Vert Galant, le 14 avril 1942 ?
Wambrechies - Qui étaient les 35 patriotes fusillés au fort du Vert Galant, le 14 avril 1942 ?
Wambrechies - Qui étaient les 35 patriotes fusillés au fort du Vert Galant, le 14 avril 1942 ?
Wambrechies - Qui étaient les 35 patriotes fusillés au fort du Vert Galant, le 14 avril 1942 ?

La date du 14 avril 1942 a offert un triste record au fort du Vert-Galant. Parmi les quatre-vingt-douze patriotes fusillés en ce lieu entre le 4 octobre 1941 et le 15 décembre 1942, trente-cinq le furent ce jour-là. Le premier d’entre eux tomba dès 5 h du matin, le dernier à 19 h 15.

Tous étaient des hommes engagés, résistants, syndicalistes ou militants communistes. Certains avaient été dénoncés, d’autres avaient été désignés par les «  grands bureaux  » des mines parce qu’ils avaient participé à la grande grève de mai-juin 1941. D’autres encore avaient été listés et signalés par l’administration du préfet Carles pour appartenance à une organisation communiste. Arrêtés, malmenés, certains même torturés, ils avaient été jugés et condamnés à dix, quinze voire vingt ans de travaux forcés et peuplaient les prisons où les responsables de la politique de terreur trouvaient une source importante d’otages.

5000 francs pour dénoncer

Des attentats furent alors commis dans le Pas-de-Calais. Le 9 avril 1942, la cantine de la Wehrmacht à Bruay-en-Artois est visée et, dans la nuit du 11 au 12 avril, des sentinelles allemandes sont victimes d’une opération menée par la Résistance. À la suite de l’attentat de Lens au pont Césarine, la police allemande propose une somme de 5000 francs pour la dénonciation des auteurs. L’exécution de vingt otages est ordonnée pour le 14 avril. Au total, ils seront trente-cinq à tomber le 14 avril.

Le 29 novembre 1944, les corps de ces hommes «  assassinés non pour ce qu’ils avaient fait mais pour terroriser  » furent exhumés du terrain d’aviation de Marquette où ils avaient été enterrés après leur exécution.

Samedi, une plaque commémorative fut également dévoilée par Beppy Fossier, fille de Jean-Marie Fossier, grand résistant et déporté, au nom de la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes (FNDIRP).

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article