Quand le grand sud était base arrière de l'Eta

Publié le par La Dépêche

Quand le grand sud était base arrière de l'Eta

Au fur et à mesure du développement de la lutte armée, et des réponses policières et militaires, le Sud Ouest est devenu une base arrière des etarras. Ils y trouvaient du soutien logistique et des sympathisants. Lot, Lot-et-Garonne, Gers, Aveyron, Haute-Pyrénées. traqués ou suivis par la police et la gendarmerie, ils se sont fait régulièrement «prendre».

Quand le grand sud était base arrière de l'Eta

Quand le grand sud était base arrière de l'Eta

Laurent W. était membre de la SR-RG (section de recherche des renseignements généraux) de 2000 à 2008 avec une mission, surveiller les réseaux basques. «On savait que le mouvement était un modèle d'organisation. Combien de fois on a annoncé l'arrestation du chef et combien de fois la tête a repoussé ? Mais on connaissait aussi leurs habitudes. Ils payaient tout en liquide, avec de l'argent qui venait de braquages ou de l'impôt qu'ils prélevaient, ils enlevaient toujours les puces téléphoniques. Surtout, on savait qu'ils venaient en France se mettre au vert après leurs attentats».

Le policier se rappelle la tension lors des opérations. Une tension exacerbée par la mort de deux policiers espagnols tués par des etarras à Capbreton en 2007. «On savait qu'il fallait faire très attention. On surveillait de loin et on travaillait dans le plus grand secret. Puis on resserrait les mailles du filet. Mais on savait aussi que les membres de l'ETA avaient comme un sixième sens pour repérer un flic. Mais parfois la chance était de notre côté».

Les prises se sont répétées au fil des années. Quelques exemples.

En juillet 2007 à Saint-Jean-Pied-de-Port (64) : interpellation de trois membres présumés de l'ETA avec 165 kilos de matières explosives sur le point de commettre un attentat en Espagne. Ce même mois, trois gros poissons sont arrêtés à Rodez.

En 2002, deux Espagnols, membres présumés de l'organisation clandestine basque ETA, sont devant la gare d'Agen.

En décembre 2001 dans le Gers, trois membres de l'ETA sont arrêtés après avoir été pris en chasse. Quelques jours plus tard, prise similaire à Auch avec l'arrestation de deux couples membres de l'organisation terroriste…

En octobre 2001, la tête pensante de l'ETA est arrêtée dans les Hautes-Pyrénées. Les enquêteurs découvrent qu'il se planquait à Toulouse.

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