Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE)

Publié le par Mémoires de Guerre

Le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE) est le service de renseignements extérieur français créé le 28 décembre 1945 et renommé le 2 avril 1982 Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE). Il ne prend pas pour autant la fonction du Deuxième Bureau qui reste alors consacré au renseignement militaire traditionnel.

André Dewavrin - Henri Ribière - Paul Jacquier - Paul Grossin - Eugène Guibaud - Alexandre de Marenches - Pierre Marion
André Dewavrin - Henri Ribière - Paul Jacquier - Paul Grossin - Eugène Guibaud - Alexandre de Marenches - Pierre Marion
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André Dewavrin - Henri Ribière - Paul Jacquier - Paul Grossin - Eugène Guibaud - Alexandre de Marenches - Pierre Marion
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André Dewavrin - Henri Ribière - Paul Jacquier - Paul Grossin - Eugène Guibaud - Alexandre de Marenches - Pierre Marion
André Dewavrin - Henri Ribière - Paul Jacquier - Paul Grossin - Eugène Guibaud - Alexandre de Marenches - Pierre Marion

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Sous la Quatrième République, le SDECE est subordonné au président du Conseil. Avec l'instauration de la Cinquième République et jusqu'en 1962, il est utilisé par le Premier ministre Michel Debré et se montre particulièrement efficace pendant la Guerre d'Algérie. À la suite de l'enlèvement et de l'assassinat de Mehdi Ben Barka, le général de Gaulle décide de subordonner le service au ministère des Armées dirigé par Pierre Messmer, fidèle compagnon du général. Le SDECE et ses cadres se militarisent lentement. Guerre d'Indochine : Renseignement et opérations de maquis avec les partisans montagnards via le GCMA (groupement de commandos mixtes aéroportés). Opération « Condor » du colonel Jean Sassi à Diên Biên Phu le 30 avril 1954. Guerre d'Algérie : Arrestation le 22 octobre 1956 de leaders algériens (Ahmed Ben Bella, Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider et Mostefa Lacheraf) par détournement sur Alger d'un avion civil marocain qui les emmenait à Tunis, opération réalisée par les forces armées françaises et menée par Jean Allemand, alias colonel Germain, délégué du SDECE pour l'Afrique du Nord. Opération Oiseau bleu, 1956. Bleuite, 1957-1959. Diverses opérations dites "homo" entre 1959-1962.

Afrique : Assassinat à Genève en 1960 de Félix Moumié, militant nationaliste et opposant camerounais ; Soutien aux séparatistes biafrais en 1968 (Nigeria) ; Opération Persil, une action de déstabilisation du régime guinéen de Sékou Touré par l'inondation du pays de faux billets et le soutien aux maquis du Fouta-Djalon depuis la frontière sénégalaise. Soutien à un coup d'État contre l'empereur Jean-Bedel Bokassa en République centrafricaine (opération Caban) et mise en place d'un gouvernement pro-français (opération Barracuda, exécutée, elle, par des soldats réguliers) en 1979. Soutien à l'UNITA de Jonas Savimbi en Angola. Maghreb : Soutien à des tentatives en 1977 et août 1980 de renversement du colonel Kadhafi par des militaires libyens.

Autres : Infiltration et soutien des mouvements séparatistes québécois dans le cadre de l'opération « Assistance et coopération technique » ou « opération Ascot ». « Des agents reconnus de l'organisation Foccart, comme Philippe Rossillon, Raymond Meunier ou Christian Pradel, accomplissent diverses missions sous la couverture de l'opération Ascot. Les activités des réseaux Foccart ne se limitent pas au continent africain. Philippe Rossillon, ancien élève de l'École nationale d'administration, animateur du groupe des 'planistes' de 'Patrie et Progrès', avait été chargé par les services de Jacques Foccart d'entretenir la tension au Canada en utilisant les mouvements séparatistes du Québec. Rossillon parcourut les différentes provinces canadiennes avec d'autres agents de Foccart, comme Edgar Chaumette, Jean-Luc Gaillardere et Tom Bailby. Ces deux derniers agents n'apparaissent pas dans l'ouvrage de Claude Faure (2004) et le premier serait en fait René Chaumette. Il établit des contacts très étroits avec le Front de libération du Québec et d'autres mouvements comme celui d'Adrien Arcand. En 1968, Philippe Rossillon est arrêté par les services de police canadiens et immédiatement désavoué par ses employeurs. Selon certaines informations, Rossillon aurait été confondu par des preuves aimablement fournies par ses propres patrons. ».

Directeur général du SDECE

Autres membres connus

  • Colonel Pierre Fourcaud : adjoint du directeur (1945-1950)
  • Paul-Alain Léger, parachutiste et officier du renseignement pendant la guerre d'Algérie
  • Philippe Thyraud de Vosjoli : chef de poste à Washington de 1951 à 1963
  • Colonel Marcel Mercier, lié à la Main rouge
  • Colonel Paul Fournier, dit Férère : chef du service des honorables correspondants, mis en cause par le trafiquant de drogue Roger Delouette
  • Maurice Robert, entré au SDECE en 1954, chef du sous-secteur Afrique, chef de poste Dakar (1955-1959), chef de secteur Afrique (1958-1968), directeur du renseignement adjoint (1968), chef du Service de Renseignement (1968-1973).
  • Colonel René Bertrand, dit Jacques Beaumont : directeur de la recherche (1964-1970)
  • Colonel Maurice-Henri Dumont
  • Pierre Galopin, négociateur dans l'affaire de la prise d'otage de l'ethnologue Françoise Claustre ;
  • Camille Gourvennec
  • Vladimir Volkoff
  • Jean-Charles Marchiani, membre de la base Bison
  • Jo Attia (Joseph Brahim Attia), truand parisien
  • Xavier Maniguet
  • Philippe de Dieuleveult

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