Plougonvelin (29) : huit ans après, l’affaire Le Page s’ouvre aux assises

Publié le par Eric Nedjar

Plougonvelin (29) : huit ans après, l’affaire Le Page s’ouvre aux assises

Le procès d'une ex-call-girl brestoise et d'un de ses amis s'ouvre ce mardi, à Quimper. Accusés du meurtre en 2009, à Plougonvelin,  de Jean-Jacques Le Page, audioprothésiste réputé, de nombreuses zones d'ombre planent encore sur cette affaire.

Un gendarme est de faction, le 30 juillet 2009 à Plougonvelin, devant l'entrée de la maison incendiée dans laquelle un retraité de 68 ans a été retrouvé tué à l'arme blanche. / © AFP

Un gendarme est de faction, le 30 juillet 2009 à Plougonvelin, devant l'entrée de la maison incendiée dans laquelle un retraité de 68 ans a été retrouvé tué à l'arme blanche. / © AFP

Qui a tué Jean-Jacques Le Page, audioprothésiste à la retraite, dans la nuit du 23 au 24 juillet 2009 ? Son corps avait  été retrouvé par les pompiers, dans les décombres de sa maison ravagée par les flammes, à Plougonvelin, petite cité balnéaire située à 20 km à l'ouest de Brest. Si la thèse d’un meurtre ne fait aucun doute, (une autopsie révèle les traces de quinze coups de couteau sur la victime, d’un hématome sur le crâne et la présence d’un projectile dans l’œil), et que très vite les soupçons se portent sur une ex-call-girl brestoise et un de ses amis, près de huit années d’instructions n’ont pas permis de faire toute la lumière.

Lola, hotesse au "43"

Au cœur de l’affaire, se trouve donc Laetitia Monier, dite Lola. Alors âgée de 24 ans, la jeune femme travaille dans un bar à hôtesses de Brest, le « 43 », que fréquente Jean-Jacques Le Page. Les enquêteurs découvrent que les deux protagonistes ont passé une partie de la soirée du 23 juillet ensemble. Interpellée, placée en détention pendant deux ans, Lola n’a jamais contesté s’être rendue chez la victime, mais a toujours nié l’avoir tué. Au moment des faits, elle a même été vue dans une fête, jusqu’au petit matin, et des témoins évoquent également la présence de deux couteaux dans son sac.

William Rolland, un copain de galère

Le deuxième accusé du meurtre de Jean-Jacques Le Page est un ami de l’ex-call-girl, un copain de galère. Mis en cause par la jeune femme, William Rolland est arrêté à Marseille au début du mois d’août et au cours de sa garde à vue, il avoue le meurtre de l’audioprothésiste pour aussitôt se rétracter. De plus, au moment des faits, son portable est localisé à Brest.

9 jours de débats

Jusqu’au vendredi 10 mars, la cours d’assises du Finistère devra donc d’apporter des réponses aux nombreuses zones d’ombre qui planent encore sur cette affaire. Une tâche qui ne s'annonce pas facile vu la personnalité complexe des deux accusés.

Assises de Quimper : 1er jour du procès de l'affaire Le Page. Le procès d'une ex-call-girl brestoise et d'un de ses amis s'est ouvert ce mardi, à Quimper. Ils sont accusés du meurtre en 2009 à Plougonvelin de Jean-Jacques Le Page, audioprothésiste réputé. De nombreuses zones d'ombre planent encore sur cette affaire. Intervenants : Bruno Gilbert, France 3 Iroise - Maîtres Pierre Tracol et Pierre Rustique, avocats de "Lola" - Maître Patrick Larvor, avocat de William Rolland - Jacques Arnal, neveu de la victime, partie civile  

Publié dans Articles de Presse

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