Le meurtre d’Isabelle Mosser soumis à la justice

Publié le par Annick Woehl

Le meurtre d’Isabelle Mosser soumis à la justice

La prochaine session de la cour d’assises du Haut-Rhin se tiendra du 7 au 22 mars à Colmar. Quatre affaires seront jugées, parmi lesquelles le meurtre d’Isabelle Mosser, le 12 septembre 2013 à Illfurth, dont répondra son mari.

Hommage à Isabelle Mosser devant sa maison à Illfurth, quelques jours après sa mort, en septembre 2013. Archives L’Alsace/Thierry Gachon

Hommage à Isabelle Mosser devant sa maison à Illfurth, quelques jours après sa mort, en septembre 2013. Archives L’Alsace/Thierry Gachon

C’est le « gros » dossier de la prochaine session de la cour d’assises du Haut-Rhin : l’affaire Éric Mosser, cet homme de 48 ans soupçonné d’avoir tué sa femme Isabelle à leur domicile d’Illfurth, au petit matin du 12 septembre 2013. L’audience durera du 13 au 17 mars avec, à la défense, Me Dupond-Moretti et Me Donat, et pour les parties civiles, Me Moser et Me Dupré.

Rappelons qu’Isabelle Mosser, 41 ans, avait été retrouvée morte par son époux qui avait appelé les secours. Elle gisait dans une mare de sang, avec huit plaies à l’arme blanche. Comme la maison semblait avoir été fouillée, les enquêteurs étaient partis sur la piste d’un cambriolage qui aurait mal tourné ( L’Alsace du 14 juillet 2013). Mais faute d’avoir découvert des traces d’effraction, les regards s’étaient alors tournés vers le mari, celui qui s’était retrouvé seul avec la victime, le matin du décès. L’instruction avait relevé une série d’indices qui ont conduit la justice à renvoyer Éric Mosser devant la cour d’assises : son retard à son premier rendez-vous professionnel ce matin-là ; ses empreintes digitales sur une lettre anonyme qu’il dit avoir trouvée et dans laquelle l’auteur du courrier confessait le crime ; sa double vie amoureuse, etc. L’accusé, en détention provisoire depuis juin 2014, a toujours clamé son innocence. Il a déposé plusieurs demandes de mise en liberté, qui ont toujours été refusées.

Un accusé en fuite

La session débutera par une affaire de « bébé secoué », les 7 et 8 mars. Le 23 décembre 2014, un médecin du service de réanimation à Hautepierre alertait le parquet de Mulhouse du cas d’une petite fille de quatre mois prise en charge à l’hôpital et dont le pronostic vital était engagé. L’état de l’enfant faisait penser au syndrome du bébé secoué et suspecter des violences. Le père, Johny Pierre, 43 ans, avait fini par avouer après avoir longtemps nié toute implication. Le 19 décembre 2014, au domicile familial de Huningue, il avait violemment secoué le nourrisson, excédé par ses pleurs. Il dit l’avoir fait tomber accidentellement et resecoué ensuite pour la « réveiller ». L’expertise médi-co-légale concluait à des violences que l’accusé à toujours contestées. Cet homme avait déjà été condamné en 2001 pour avoir lourdement giflé son fils de six mois Consécutivement à ces faits, la petite victime souffrait notamment d’une paralysie du côté droit, mais son état physique semble s’être amélioré depuis.

Le 9 mars, un homme de 64 ans sera jugé en son absence pour l’assassinat de son épouse. Le 15 janvier 1998 à 8 h du matin, il avait quitté le domicile familial à Waldighofen avec son épouse, en laissant leurs sept enfants. Ni l’un, ni l’autre ne sont plus jamais revenus. La fille aînée a informé la police qu’un cousin aurait reçu un appel téléphonique de l’accusé lui expliquant qu’il était en Turquie, qu’il avait tué sa femme et lui précisant qu’il avait abandonné le corps près du bois de l’Estenwald, entre Hirsingue et Altkirch. Un endroit où les gendarmes, aidés par un groupe de Turcs, ont pu retrouver la victime, tuée par balle. Mais ils n’ont jamais réussi à localiser l’accusé, qui est toujours en fuite.

Enfin, la cour jugera en appel deux frères condamnés à huit ans de prison en première instance par la cour d’assises du Jura à Lons-le-Saunier, en novembre 2015. Il leur est reproché des violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises le 5 juin 2013 à Champagnole, en Franche-Comté.

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