La justice rouvre l'enquête sur le décès suspect d'un Tourangeau de 32 ans, mort en septembre 2015

Publié le par Boris Compain, France Bleu Breizh Izel, France Bleu Touraine et France Bleu

La justice rouvre l'enquête sur le décès suspect d'un Tourangeau de 32 ans, mort en septembre 2015

Sylvain Debeure estime que l'enquête concernant la mort de son fils dans le Finistère, en 2015, a été bâclée. Alors qu'un classement sans suite avait été envisagé, le procureur de la République de Quimper décide finalement de nommer un juge pour superviser une nouvelle enquête.

Sylvain Debeure porte en permanence un pin's en hommage à son fils Xavier. © Radio France - Boris Compain

Sylvain Debeure porte en permanence un pin's en hommage à son fils Xavier. © Radio France - Boris Compain

Un habitant de Langeais remporte une première victoire, dans le combat qu'il livre depuis 17 mois pour la mémoire de son fils de 32 ans.

Sylvain Debeure, un adjoint au maire de Fondettes, avait lancé une pétition sur Internet, il y a un mois, pour protester contre le classement sans suite de l'enquête sur la mort de son fils, Xavier, dont le corps a été retrouvé dans le port de Concarneau, dans le Finistère, en septembre 2015. 610 personnes lui avaient apporté leur soutien, et cette mobilisation semble avoir payé puisque Sylvain Debeure vient d'obtenir gain de cause.

Un juge va diligenter une nouvelle enquête

Le procureur de la République de Quimper vient de l'informer de l'ouverture d'une information judiciaire : autrement dit, plus question de classement sans suite. L'enquête va être refaite. Sylvain Debeure aura accès à tout le dossier.

Pour lui, l'hypothèse d'une noyade accidentelle dans le port de Concarneau, après une soirée trop alcoolisée, a été trop vite retenue. Sylvain pense que son fils a pu être agressé, et poussé à l'eau. Il n'y a pas eu d'autopsie : du coup, rien ne prouve que Xavier était ivre. Les 3 dernières personnes qui l'ont vu affirment d'ailleurs que non. Autre élément troublant : une plaie derrière la tête de Xavier pourrait laisser penser qu'il a été agressé, mais là non plus, aucune certitude sans autopsie.

Un an et demi après les faits, Sylvain sait que beaucoup de questions resteront sans doute sans réponse, mais il se dit tout de même très soulagé que la justice accepte de rouvrir l'enquête.

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