Coutant-Peyre Isabelle

Publié le par Mémoires de Guerre

Isabelle Coutant-Peyre, née le 5 juillet 1953 (63 ans), est une avocate française, ancienne secrétaire de la Conférence des avocats du barreau de Paris.

Coutant-Peyre Isabelle
Coutant-Peyre Isabelle
Coutant-Peyre Isabelle
Coutant-Peyre Isabelle

Née dans une famille de la bourgeoisie catholique française, Isabelle Coutant étudie en pension. Elle épouse un élu local centriste du département de la Manche, Michel Peyre, avec qui elle a trois enfants. Titulaire d'un DEA de droit des affaires à Paris X et d'un DEA d'histoire contemporaine de l'EPHE, Isabelle Coutant-Peyre prête serment à la cour d'appel de Paris le 14 février 1979. Elle s'occupe, dans un premier temps, des procédures collectives mais très vite elle rencontre Jacques Vergès dont elle devient l'associée en 1981, ayant les mêmes causes politiques que lui. En 1986, elle est élue secrétaire de la Conférence. Avec Jacques Vergès, elle défend Ilich Ramírez Sánchez, dit « Carlos », Roger Garaudy — elle a dirigé la revue À Contre nuit — et le militant nationaliste breton Alain Solé. Elle est l'avocate de Jean-Edern Hallier, notamment lors de l'affaire des écoutes de l'Élysée, et représente aujourd'hui l'Association des amis de Jean-Edern Hallier.

Elle est l'avocate de Charles Sobhraj, un tueur en série français qui, dans les années 1970, aurait tué entre quinze et vingt personnes en Asie. Elle défend Zacarias Moussaoui sur son dossier français. En 2008, elle est l'avocate de Kémi Séba et, en 2009, de Youssouf Fofana, le chef du « gang des barbares » lors de son procès qui s'ouvre le 29 avril 2009 à Paris. Toutefois elle est récusée par Fofana le 20 mai ; celui-ci déclare : « Coutant-Peyre… Peyre c’est juif, non ? », avant de poursuivre : « On veut déjà me tuer… Donc, je ne vais pas m'entourer de gens comme ça ». D'après elle, elle a quitté sa défense en raison d'un problème de moyens et de désaccords sur la stratégie, cette phrase n'étant qu'une blague. En 2009, elle défend Hélène Houphouët-Boigny, la fille de Félix Houphouët-Boigny, ancien président de la République de Côte d'Ivoire, notamment lors de la bataille autour de l'héritage de celui-ci. Elle défend les intérêts de Jean-Pierre Donnadieu, ancien membre du Grand Orient de France. À cette occasion, elle obtient la condamnation de la France par la Cour européenne pour illégalité de l'internement de son client.

En 2010, elle dépose plainte pour homicide volontaire après le décès par asphyxie de Skander Vogt, un prisonnier suisse qui avait mis le feu à son matelas dans sa cellule pour protester contre d'incessantes brimades. En 2011, l’association Mouvement d’amitié et de coopération entre les peuples européen et libyen (MPSL), représentée par Isabelle Coutant-Peyre, porte plainte pour incitation au meurtre sur la personne du colonel Kadhafi et demande l'interdiction de diffusion de la chaîne de télévision Al Jazeera et de ses sites Internet en France et en Europe. En 2012, elle assiste le père de Mohamed Merah qui porte plainte contre X pour le meurtre de son fils, abattu par le RAID. En 2013, elle annonce qu'elle a été engagée par le ministère de la Culture iranien afin d'envisager des poursuites contre les productions cinématographiques hollywoodiennes hostiles au régime iranien. Cette démarche vise principalement le film Argo. Elle est l'avocate de Merouane Benahmed, ancien membre du Groupe islamique armé algérien, assigné à résidence dans la commune de Beaupréau.

En 2014, elle est l'un des avocats dans l'affaire médiatisée Rafik Khalifa, homme d'affaires algérien poursuivi pour banqueroute et détournement de fonds. Elle est l'un des avocats de Dieudonné et de la société des Productions de la Plume. Elle dépose plainte pour détournement de l'image publique de Dieudonné, contre un site internet pornographique qui détourne la quenelle, geste popularisé par l'humoriste depuis 2005. Le 7 mai 2015, elle assiste Noémie Montagne, compagne de Dieudonné, pour déposer une plainte contre l'ancien député belge Laurent Louis pour diffamations et insultes. Elle défend l'un des membres de Forsane Alizza lors du procès qui s'ouvre le 8 juin 2015 à Paris. En 1984, avec Jacques Vergès, elle défend Ilich Ramírez Sánchez, dit « Carlos », condamné à perpétuité, et sa compagne Magdalena Kopp. En 2001, elle « épouse » Carlos sous le rite musulman, sans se convertir et pas de manière civile.

Le 6 mars 2004, lors d'une émission chez Thierry Ardisson, elle déclare : « J’ai le mari idéal, il me laisse tranquille toutes les nuits. » Alors que Carlos est renvoyé aux assises pour l'attentat du drugstore Saint-Germain en 1974, elle s'occupe toujours de sa défense. Dans un entretien à vice.fr, elle explique avoir été l'objet en mars 2003, de menaces de mort de la part de Raphaël Shoemann, au même titre que José Bové, Alain Lipietz, Jean-Claude Willem et d'autres personnalités. Me Coutant-Peyre et d'autres personnalités ont reçu à leur domicile une lettre contenant une balle avec l'inscription en lettres majuscules : « la prochaine n'arrivera pas par la poste ». Raphaël Shoemann est condamné à verser à chacune de ses victimes 1 euro de dommage et intérêt, plus 10 mois de prison avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve ; la cour ordonne également la destruction de son stock d’armes de guerre, constitué de fusil d’assaut, pistolet et revolver, balles spéciales perforantes, appareil de visée, silencieux, et autres engins. Au cours du procès qui se déroule le 17 janvier 2007 devant la cour d'appel de Paris, Raphaël Shoemann ne présente aucune excuse, ni dit qu’il ne recommencera pas. Il désigne les personnalités visées comme « le cœur du mouvement négationniste français… le service après vente du 3e Reich ». Le 14 février 2007, la cour d’appel de Paris le condamne une nouvelle fois à verser à chacune des victimes 500 euros.

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