Flynn Michael Thomas

Publié le par Mémoires de Guerre

Michael Thomas Flynn, né en décembre 1958 à Middletown (Rhode Island), est un lieutenant-général en retraite de l’United States Army qui a servi en tant que directeur de la Defense Intelligence Agency, commandant du Joint Functional Component Command for Intelligence, Surveillance and Reconnaissance et président du Military Intelligence Board du 24 juillet 2012 au 2 août 2014. Avant cela il a été directeur adjoint du renseignement national. Il a constamment œuvré pour un plus grand partage de l’information et du renseignement et a été une figure centrale dans la coalition et les opérations spéciales de renseignement. Il est le co-auteur d’un rapport de janvier 2010 publié par l’intermédiaire du Center for a New American Security intitulé Fixing Intel: A Blueprint for Making Intelligence Relevant in Afghanistan, qui critique la communauté du renseignement pour son manque de compréhension du contexte socio-économique du théâtre d’opérations afghan.

Flynn Michael Thomas
Flynn Michael Thomas
Flynn Michael Thomas
Flynn Michael Thomas
Flynn Michael Thomas

La carrière de Flynn a été initialement opérationnelle, impliquant de nombreuses missions au sein des forces armées ainsi que des opérations conventionnelles et des missions spéciales dans le renseignement de haut niveau. Il a aussi été l’officier chargé du renseignement au sein du Joint Special Operations Command, où il est crédité de la mise sur pieds de techniques innovantes pour des opérations d’interrogations et de mise en commun d’actions opérationnelles et renseignement, ce qui a permis des avancées majeures dans des opérations antiterroristes en Irak, Afghanistan et ailleurs contre Al-Qaïda et les mouvements qui lui sont associés. Flynn est un auteur publié dont les articles sont paru dans Small Wars Journal, Military Review, Joint Forces Quarterly, le Center for a New American Security et d’autres publications consacrée à l’armée ou au renseignement. En mai 2016, il apparaît comme un des candidats potentiels pour la candidature de vice-président des États-Unis aux côtés du candidat républicain Donald Trump. Il se voit toutefois préférer le gouverneur de l’Indiana Mike Pence. Lors de la Convention nationale républicaine de 2016 à Cleveland dans l’Ohio, Flynn prononce ce que le New York Times décrit comme un « discours incendiaire » qui s’en prend au leadership et à l’exceptionnalisme américain.

Né à Middletown dans le Rhode Island, il est le fils de Helen Frances Andrew, qui travaille dans l’immobilier, et de Charles Francis Flynn, un banquier . Il obtient en 1981 un baccalauréat en sciences orienté vers la gestion scientifique à l’université de Rhode Island et est diplômé avec distinction militaire du Reserve Officers Training Corps. Il obtient également un MBA en télécommunications à la Golden Gate University, une maîtrise en arts et sciences militaires au Command and General Staff College ainsi qu’une maîtrise ès lettres délivrée par le département des études de sécurité nationale et de stratégie du Naval War College. Après s’être enrôlé dans l’armée en 1981, Michael Flynn effectue de nombreux services à Fort Bragg, en Caroline du Nord, au sein de la 82e division aéroportée, 18e corps aéroporté, Joint Special Operations Command, où il est déployé pour l’invasion de la Grenade et l’opération Uphold Democracy en Haïti. Il sert aussi au sein de 25e division d’infanterie à Schoffield Barracks, à Hawaï et au Readiness Training Center à Fort Polk en Louisiane ainsi qu’a l’Army Intelligence Center de Fort Huachuca en Arizona.

Flynn devient l’assistant du chef d’état-major du XVIIIe corps aéroporté à Fort Bragg à partir de juin 2001 et directeur du renseignement de la Joint Task Force 180 en Afghanistan jusqu’en juillet 2002. Il commande la 111e brigade de renseignement militaire de juin 2002 à juin 2004. Il est directeur du renseignement pour le Joint Special Operation Command de juillet 2004 à juin 2007 et sert en Afghanistan (opération Enduring Freedom) et en Irak (opération Iraqi Freedom). Il est directeur du renseignement au United States Central Command de juin 2007 à juillet 2008. Il devient ensuite directeur du renseignement auprès du Gal. Stanley McChrystal)au Joint Staff de juillet 2008 à juin 2009 avant de devenir directeur du renseignement pour la Force internationale d'assistance et de sécurité en Afghanistan en juin 2009 jusqu’en octobre 2010. Il est promu lieutenant-général et assigné au [[directeur du renseignement national|bureau du directeur du renseignement national]. Ses tâches incluent un engagement public, privé et international. Son influence initiale au sein de la communauté du renseignement US concernait les unités opérationnelles au travers de tous les services, en particulier le renseignement, la surveillance et la reconnaissance, ainsi que la technologie de l’information et l’organisation.

Le 17 avril 2012, le président Barack Obama le nomme 18e directeur de la Defense Intelligence Agency, dont il prend le commandement en juillet 2012. En octobre 2012, Flynn annonce son intention de publier son rapport « VISION 2020 : Accelerating Change Through Integration », un large regard sur la façon dont doit évoluer la DIA pour faire face aux défis rencontrés par la sécurité nationale au XXIe siècle. Le rapport prévoyait de mettre l’accent sur « l’intégration, la collaboration et l’innovation inter-agences de toutes les ressources disponibles, en ne se concentrant pas seulement sur la technologies mais aussi sur le facteur humain ». Le franc-parler de Flynn et son peu de précaution dans ses affirmations publiques lui attirent progressivement une certaine hostilité dans son entourage professionnel, qui remonte jusqu'à la hiérarchie. Le 30 avril, Michael Flynn annonce sa démission devenue effectue plus tard en 2012 avec un an d’avance sur le planning projeté. Il aurait été forcé à la démission après s’être disputé avec ses supérieurs en raison du style de management chaotique et de la vision de l’agence qu’on lui reproche. Selon ce que Flynn affirme dans une de ses dernières interviews en tant que directeur de la DIA, il se sentait comme une voix solitaire en pensant qu’en 2014 les États-Unis étaient moins en sécurité face à la menace du terrorisme islamique qu’ils ne l’étaient avant les attentats du 11 septembre 2001. Il pense qu’il a été forcé à démissionner pour avoir mis en cause le discours public de l’administration Obama qui prétend qu’Al Qaida est au bord de la défaite. Il prend sa retraite le 7 août.

Michael Flynn est le fondateur avec son fils de la Flynn Intel Group, une agence de lobbying politique. Il compte parmi ses clients majeurs, en sus de Donald Trump (alors candidat aux primaires républicaines), le très controversé président turc Recep Tayyip Erdoğan, pour le compte duquel il milite par exemple en faveur de l'extradition du dissident turc Fethullah Gülen. Il a également reçu dans ses bureaux de la Trump Tower le chef du parti d'extrême-droite autrichien Heinz-Christian Strache. En février 2015, Flynn participe à Moscou à un dîner de gala en l’honneur de RT, une chaîne de télévision d’information russe favorable au Kremlin sur laquelle il est apparu de temps à autre en tant qu’analyste après s’être retiré du service actif. Il y est assis à la même table que Vladimir Poutine. Avant le gala, il donne un discours sur les affaires mondiales. Ayant déjà été consulté sur les questions de sécurité nationale par les candidats Carly Fiorina, Scott Walker, Ben Carson, Ted Cruz et Donald Trump, Flynn est pressenti en février 2016 pour devenir un conseiller de campagne de Trump. En juillet 2016, on envisage qu’il pourrait devenir le candidat vice-président du ticket Trump ; il confirme plus tard avoir soumis des documents ad hoc à la campagne et confirme qu’il aurait accepté sa nomination comme candidat vice-président du Parti républicain s’il avait été choisi.

En sa qualité d’intervenant notable au cours de la première soirée de la Convention républicaine de 2016, il prononce un discours que le Los Angeles Times décrit comme « incendiaire », dans lequel il déclare : « Nous sommes fatigués des discours creux d’Obama et de sa réthorique maladroite. Ceci, ceci a au pour effet que le monde ne respecte plus la parole américaine pas plus qu’il ne craint plus notre puissance » ; il accuse également Obama de dissimuler les actions d’Oussama ben Laden et de l’État islamique. Il continue en critiquant le politiquement correct et se joint à la foule lorsqu’elle scande « USA! USA! ». Au cours de ces célébrations il déclare à l’audience « Soyez fort ! Il s’agit de notre pays ». Au cours de son discours il se joint aussi à la foule lorsqu’elle crie « enfermez la ! », en référence à la candidate Hillary Clinton, et déclare qu’elle devrait quitter la course à l’élection. Il répète lors d’interviews ultérieurs qu’elle devrait être « jetée en prison ». Pendant qu’il fait campagne pour Trump Flynn désigne également Clinton sous la formule le « camp ennemi », et n'hésite pas à relayer plusieurs fausses rumeurs sur la candidate via son compte Twitter, notamment l'« affaire » conspirationniste du Pizzagate, qui déboucha sur la mort d'un innocent et contribua à isoler Flynn et surtout son fils, renvoyé de son poste dans l'équipe Trump.

À une époque, Flynn était opposé au waterboarding et d’autres techniques d’interrogation extrêmes qui sont désormais interdites ; toutefois selon un article paru en août 2016 dans le Washington Post, il aurait déclaré à un certain moment, au vu de l’apparente faveur accordée par Trump à la remise en vigueur de ces techniques, qu’« il serait réticent à retirer des options de la table ». En mai 2016, un journaliste d’Al Jazeera lui demande s’il appuierait le plan de Trump de tuer les familles des personnes suspectées de terrorisme. En réponse, Flynn déclare qu’il « devrait voir les circonstances de cette situation ». Des spéculations font de Flynn un candidat au poste de secrétaire à la Défense ou de conseiller à la sécurité nationale dans l’administration Trump. Le 18 novembre 2016, la presse confirme qu'il sera désigné au poste de conseiller à la sécurité nationale qui ne nécessite pas d'approbation du sénat, contrairement à d'autres postes dans l'administration. Michael Flynn a longtemps été inscrit au Parti démocrate et a été élevé dans une « famille ayant un fort attachement démocrate ». Mais après sa rupture avec Barack Obama, il devient un des orateurs importants au cours de la première soirée de la Convention nationale républicaine de 2016 ainsi que l'un des principaux détracteurs d'Hillary Clinton ; dès la nomination de Donald Trump comme candidat républicain, Flynn devient l'un de ses principaux conseillers en matière de sécurité nationale, et conserve avec l'élection de celui-ci une grande proximité idéologique avec le président-élu. Au cours de la campagne électorale, il critique le Parti démocrate, en relayant notamment un tweet qui contenait un message antisémite, ce qui provoque une polémique, et pour lequel il présente rapidement des excuses.

Le 10 juillet 2016, lors d’une interview accordée à l’émission This Week, interrogé par l’animatrice Martha Raddatz au sujet de l’IVG, il déclare que « les femmes doivent pouvoir choisir ». Le jour suivant, il déclare à Fox News être un « démocrate pro-vie ». Les distinctions non militaires de Flynn comprennent la National Intelligence Distinguished Service Medal et la National Security Agency Distinguished Service Medal. En tant que soldat, il s’est vu attribuer la Defense Distinguished Service Medal, la Defense Superior Service Medal (avec deux feuilles de chêne, la Legion of Merit, la Bronze Star Medal (avec trois feuilles de chêne), la Meritorious Service Medal (avec cinq feuilles de chêne), la Joint Service Commendation Medal, la Commendation Medal (avec cinq feuilles de chêne) ainsi que plusieurs médailles de service et de campagnes. Il a aussi gagné le Ranger Tab, le Master Parachutist Badge et le Joint Staff Identification Badge. Il est aussi titulaire de la Ellis Island Medal of Honor et du Association of Special Operations Professionals Man of he Year award. Il est docteur honoris causa de l’Institute of World Politics à Washington D.C..

Publié dans Espions, Militaires

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article