Netanyahou Benyamin

Publié le par Roger Cousin

Benyamin Netanyahou, surnommé Bibi, né le 21 octobre 1949 à Tel Aviv, est un homme politique israélien.

Netanyahou Benyamin Netanyahou Benyamin

Fils d'un historien nationaliste, il est d'abord diplomate israélien et, notamment ambassadeur de l'État d'Israël auprès des Nations unies, entre 1984 et 1988. Membre du Likoud, il est nommé Premier ministre en 1996, par le président Ezer Weizman, après avoir vaincu Shimon Peres, chef du gouvernement sortant et figure active de la politique israélienne. Il quitte le pouvoir en 1999, après avoir été défait par l'ancien ministre des Affaires étrangères, Ehud Barak. En 2002, il retrouve une position de force dans la politique israélienne, héritant du titre de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement conservateur et nationaliste d'Ariel Sharon ; ce dernier lui confie, en 2003, le ministère des Finances.

Premier secrétaire de l'ambassade israélienne à Washington (1982-1984), il est ambassadeur d'Israël à l'ONU (1984-1986). Membre du Likoud, élu député à la Knesset en 1988, il est vice-ministre des Affaires étrangères (1988-1991) puis vice-ministre auprès du Premier ministre Yitzhak Shamir (1991-1992). En mars 1993, il prend la direction du Likoud. Devançant, lors des élections de mai 1996, le travailliste Shimon Peres, il est le premier chef de gouvernement israélien élu au suffrage universel direct et forme un gouvernement nationaliste avec l'appui des religieux ultraorthodoxes. Lâché par son propre camp, la droite, qui lui reproche d'avoir signé l'accord de Wye Plantation (octobre 1998), et critiqué par la gauche, qui lui fait grief d'en avoir bloqué l'application, Benyamin Netanyahou est battu par le travailliste Ehoud Barak aux élections générales anticipées de mai 1999. Il abandonne alors la direction du Likoud.

Ministre des Affaires étrangères (2002-2003) puis ministre des Finances (2003) au sein du cabinet Sharon, il démissionne lorsque ce dernier met en œuvre le plan de désengagement unilatéral de Gaza, en août 2005, auquel il est opposé. Peu après le départ d'Ariel Sharon pour fonder un nouveau parti de centre droit, Kadima (décembre 2005), B. Netanyahou prend la tête de l'aile dure du Likoud et se fait élire à sa présidence. Affaibli par la création de Kadima, le Likoud n'arrive qu'en troisième position lors des élections législatives de 2006 et devient ainsi la principale force d'opposition. La revanche sonne en 2009 : avec 28 mandats, le chef du Likoud est en mesure, en s'appuyant sur la forte majorité de droite présente à la Knesset, de constituer, autour de son parti, un gouvernement incluant les formations de droite (Shas, Israël Beitenou, « Foyer juif », Judaïsme unifié de la Torah) mais aussi le parti travailliste jusqu'en janvier 2011.

Fort d’une popularité indéniable, il provoque en janvier 2013 de nouvelles élections qui, pourtant, ne donnent que 31 sièges au bloc Likoud-Israël Beitenou. Le succès politique du centre le pousse à former un gouvernement avec les partis Yesh Atid et Ha-Tnouah mais aussi avec le parti sioniste-religieux «  Foyer juif ». L’agenda prioritaire du gouvernement est centré sur les questions intérieures : enrôlement des ultra-orthodoxes dans l’armée, budget de rigueur, question du logement. 

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